Ski : nos pistes pour skier sans polluer

Vous aimez le ski, les grands espaces et les étendues blanches mais vous ne pouvez plus fréquenter les stations alpines sans un regard mélancolique sur votre empreinte carbone ? Vous préférez être consommacteur que consommateur d’espace et de ressources ? Dans les Alpes, sachez que le ski n’est pas une activité très green mais qu’il existe des solutions pour réduire votre impact sur ce milieu si particulier.

Le mode de transport : première source de pollution

Saviez-vous que le transport pèse pour 57% dans le bilan carbone de vos vacances au ski ? Saviez-vous que votre déplacement en voiture est 30 fois plus polluant que le même trajet réalisé en train ou en car ? Dans les Alpes, la majorité des stations est pourtant parfaitement reliée aux gares SNCF via les bus Altibus (Savoie et Haute-Savoie), Transaltitude (en Isère) et les Navettes Blanches (Alpes du Sud). En pleine saison, les Alpes sont également très bien desservies avec des TGV directs allant jusqu’aux fonds des vallées alpines à Saint-Gervais et Bourg-Saint-Maurice. Ces deux stations sont d’ailleurs 100% skis aux pieds depuis Paris ou Lyon avec des transferts en navette ou en funiculaires vers les départs des pistes.

Et si vous partiez dans un hébergement plus green ?

Si 57% des émissions de CO² proviennent des déplacements vers le lieu de vacances, 27% viennent des bâtiments. Quand il fait -15° dehors, l’isolation du bâtiment et le choix du bon mode de chauffage est indispensable pour réduire l’empreinte carbone de ce dernier. En France, peu d’hôteliers se sont spécialisés par conviction dans les séjours à faible impact environnemental. Aujourd’hui, les derniers bâtiments construits répondent toutefois aux dernières normes de construction RT 2012 et sont de fait mieux isolés. Tous les Club Med et certains hôtels de luxe sont par exemple labellisés Green Globe.

On reste néanmoins bien loin de cet hôtel en paille situé dans le Valais Suisse. Toujours dans le Valais Suisse, Montagne Alternative est un ensemble d’hébergements hauts de gamme et design hors station de ski engagé pour le respect de l’environnement et le développement personnel de ses hôtes.

A Aillons-le-Jeune, le Chalet Blanc est une chambre d’hôtes zen et design conçue dans le respect de l’environnement où l’on peut déguster des mets végan et s’initier au Yoga (Voir notre article).

 

Aux Carroz d’Arrache, l’hôtel 4 étoiles & Spa La Croix de Savoie est le premier hôtel bioclimatique de station de ski en France. Les matériaux utilisés ont été choisis pour leur respect de l’environnement et approvisionnés localement. Rénové en 2012, le bâtiment a été conçu selon les règles bioclimatiques et de basse consommation. Il est également chauffé avec des énergies renouvelables. Produits d’entretien bio, navette électrique, prix préférentiels aux clients favorisant les transports en commun, création d’un menu bio au restaurant gastronomique… Tout est fait ici pour réduire votre empreinte carbone ! Voir et réserver sur booking.com

En Haute Maurienne, les Fustes chauffées au bois du camping le Chanantier proposent une expérience écologique et rustique dans un environnement d’exception. Doté de literies écologiques 100% pur laine et de poêles à bois, ils offrent une expérience écologique et un poil nostalgique.

Voir notre suggestion d’hébergements écologique en station

Choisir une station écoresponsable

Dire que les stations ne font rien pour l’environnement serait un mensonge. Toutes ont des obligations légales relatives à l’eau et à la faune et à la flore locale. Certaines vont plus loin et investissent dans des dameuses hybrides, achètent de l’énergie verte et s’engagent dans des démarches de certification et labellisation. A Serre Chevalier, le domaine skiable tente même de produire l’électricité nécessaire à la production de sa neige de culture et à faire fonctionner ses remontées mécaniques.
En lien avec l’association Mountain Riders, plusieurs stations se sont engagés dans une démarche volontariste orientée développement durable aboutissant à l’attribution du label “Flocon Vert”. Actuellement, 5 stations dans plusieurs massifs français ont obtenu le label : Les Rousses (Jura), la vallée de Chamonix Mont-Blanc (Haute-Savoie), Châtel (Haute-Savoie), La Pierre Saint Martin (Pyrénées) et Chamrousse (Isère). Cette labellisation indépendante, utilisant 21 critères, est validée par un comité de labellisation composé notamment de la Fondation Nicolas Hulot, la Fondation Européenne pour l’Education à l’Environnement, Les acteurs du Tourisme Durable, L’Université de Savoie et l’Association Mountain Riders.
Tout au long de l’arc Alpin, l’association Alpine Pearls valorise les stations qui font preuve d’exigences les plus élevées en matière de respect de l’environnement et mobilité douce. “Les Perles garantissent aux hôtes bien-être et détente durables, en leur proposant des vacances mobiles sans voiture”. En France, seule Val Cenis, territoire de Haute Maurienne situé au coeur du Parc de la Vanoise est membre de la démarche.
Certains exploitants de domaines skiables et hébergeurs préfèrent s’orienter vers des certifications. Les domaines skiables de Tignes, Val d’Isère, Grand Massif, Serre Chevalier ainsi que tous les Club Meds des Alpes sont ainsi labellisés Green Globe, une labellisation axée développement durable et responsabilité sociétale des entreprises dans le domaine du tourisme. Ce programme repose sur un ensemble de 40 thématiques, déclinées en plus de 300 critères obligatoires et optionnels. Couvrant des domaines allant du management du développement durable au soutien des filières locales, en passant par la protection de l’environnement, la certification Green Globe demande aux entreprises un engagement fort sur le long terme (greenglobe.com).
Nombreux sont aussi les domaines skiables engagés dans la certification ISO 14 001. En 2010, plus d’une vingtaine de stations de ski avaient engagé une démarche en vue de la certification ISO 14 001 de leur domaine skiable. Citons notamment La Rosière, Lans-en-Vercors, Valmorel, Flaine, Les Rousses, Les Saisies, Saint-Gervais, Arêches-Beaufort, Les Gets, la Vallée des Bellevilles…

Abandonner le ski alpin au profit du ski nordique ou de randonnée

Pour vous permettre de skier sur des pistes lisses chaque matin, des engins surpuissants parcourent une partie des pistes chaque nuit afin de damer ces pistes. Pour garantir un enneigement suffisant, les stations produisent de la neige dite “de culture” avant la saison avec des procédés naturels mais énergivores. Pour faire tourner les remontées mécaniques, là encore, beaucoup d’énergie électrique est demandée… Néanmoins, l’énergie électrique étant peu carbonée en France, ces processus ne composeraient que 2% du bilan carbone des stations selon l’ANMSM, association qui réunit les maires de 100 stations de ski françaises. Toutefois, le ski de randonnée (où c’est vous et vous seul qui grimpez les pentes), le ski de fond (qui est un ski de balade d’itinérance qui se pratique sur des pistes damées) ou la balade en raquettes restent des options bien évidemment moins polluantes et énergivores que le ski alpin.

 

Sources : ANMSM, Mountain Riders,

Photos : La Croix de Savoie

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