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Accueil » Tous les articles » Alti-guide » Que faire en Oisans ? 15 lieux incontournables à voir et à visiter

L’Oisans est un territoire de hautes montagnes des Alpes françaises à la forte identité. Entre la montée légendaire des 21 virages de l’Alpe d’Huez, les glaciers de la Meije à La Grave, le parc national des Écrins et les cols du Tour de France, ce pays de montagnes accumule les sites de réputation mondiale dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Voici nos 15 coups de cœur pour découvrir l’Oisans, de Bourg-d’Oisans aux sommets de 4 000 mètres, été comme hiver.

1 / Grimper les 21 virages de l’Alpe d’Huez

Les lacets de l'Alpe d'Huez en Oisans
Les lacets de l’Alpe d’Huez en Oisans

C’est l’ascension cycliste la plus célèbre du monde. Depuis Bourg-d’Oisans, la route de l’Alpe d’Huez enchaîne 21 virages numérotés sur 13,8 km, avec 1 120 mètres de dénivelé et une pente moyenne de 8,1 %. Chaque virage porte le nom d’un vainqueur de l’étape du Tour de France, de Fausto Coppi à Marco Pantani. À vélo, l’ascension est un mythe vivant : les jours de grande fréquentation, des milliers de cyclistes de toutes nationalités et de tous niveaux s’y croisent dans une ambiance de communion sportive unique. En voiture ou en moto, les panoramas sur la vallée de la Romanche s’ouvrent à chaque lacet. Avec un VAE, cette montée légendaire est désormais accessible à tous.

2 / Monter au pic Blanc en téléphérique

Le téléphérique du pic Blanc, depuis l’Alpe d’Huez, est l’un des plus impressionnants de France : il propulse à 3 330 mètres d’altitude en quelques minutes, au-dessus des glaciers et des séracs, avec une vue panoramique sur les plus hauts sommets des Alpes. Au sommet, le panorama est vertigineux : du Mont-Blanc aux Écrins, de la Vanoise aux Grandes Rousses, l’horizon alpin se déploie à 360°. Par beau temps, on aperçoit le Mont Viso en Italie et les Alpes suisses. En été, des randonnées glaciaires avec guide et des itinéraires de haute montagne partent depuis le sommet. En hiver, c’est l’accès aux pistes techniques du domaine skiable de l’Alpe d’Huez, dont la Sarenne, la plus longue piste noire en Europe (16 km), dit-on.

3 / Monter sur le glacier de la Girose et visiter la grotte de glace

Le glacier de La Grave en début d'été
Le glacier de La Grave en début d’été

La Grave est l’un des hauts lieux de l’alpinisme et de la haute montagne en France. Son téléphérique des Glaciers de la Meije propulse à 3 200 mètres d’altitude sur le glacier de la Girose, face à la Meije (3 982 m), l’un des sommets les plus difficiles des Alpes. À 10 minutes de marche de l’arrivée du téléphérique, la grotte de glace de La Grave est entièrement taillée dans la masse du glacier, avec des sculptures et des galeries creusées dans la glace bleue : une expérience sensorielle unique, ouverte du 1er juin au 13 septembre (de 9h à 16h). Tarifs : 7 € adulte, 6 € enfant, en supplément du téléphérique. Pour les plus aventureux, des randonnées glaciaires avec guide permettent de s’enfoncer sur le glacier de la Girose dans un paysage de haute montagne implacable.

4 / Le plateau d’Emparis et le lac Noir face à la Meije

Le lac Noir d'Emparis par Steynard
Le lac Noir d’Emparis par Steynard

Le plateau d’Emparis est l’un des grands espaces sauvages de l’Oisans : un vaste plateau d’altitude couvert d’alpages fleuris, dominé par la Meije et ses glaciers dans un face-à-face saisissant. Le lac Noir, au cœur du plateau, reflète les sommets des Écrins dans ses eaux sombres : c’est l’une des images les plus emblématiques de l’Oisans. Accessible depuis Besse ou Le Chazelet par plusieurs itinéraires, le plateau est le terrain de jeu idéal pour une journée de randonnée familiale en haute altitude, avec une faune alpine abondante (marmottes, bouquetins, chamois). Un sentier permet de relier les différents lacs du plateau au village de Besse (1000 m de dénivelé) dans un paysage de carte postale.

5 / Le jardin alpin du col du Lautaret

Le jardin du Lautaret par Serge Aubert
Le jardin du Lautaret par Serge Aubert

Le jardin alpin du col du Lautaret, créé en 1899 par l’université de Grenoble, est l’un des jardins botaniques d’altitude les plus remarquables d’Europe : plus de 2 000 espèces de plantes alpines du monde entier y sont présentées en rocailles à 2 100 mètres d’altitude, dans un cadre de haute montagne face aux glaciers des Écrins. Les prairies naturelles du col, couvertes de narcisses, gentianes, anémones et lis martagons selon la saison, constituent à elles seules un spectacle botanique exceptionnel. Le Lautaret est aussi le point de bascule entre les Alpes du Nord (plus humides et verdoyantes) et les Alpes du Sud (lumineuses, et à tendance méditerranéenne) : parfois, le changement de temps est radical en quelques kilomètres. Idéal à combiner avec une visite à La Grave juste en contrebas.

6 / La vallée du Vénéon et la Bérarde

Aillefroide et la vallée du Véneon par Alexis BORG
Aillefroide et la vallée du Véneon par Alexis BORG

Le hameau de la Bérarde, au fond de la vallée du Vénéon, est le camp de base historique de l’alpinisme dans les Écrins depuis le XIXe siècle. Frappée par une lave torrentielle en juin 2024 (coulée de boues et roches), le village a quasiment été rasé de la carte. La vallée s’est adaptée : une navette assure désormais la liaison 7j/7 entre Venosc et l’entrée de la Bérarde, pour une découverte en mobilité douce de l’un des paysages de haute montagne les plus grandioses des Alpes françaises. Les sept refuges de Saint-Christophe-en-Oisans restent accessibles et les guides du Bureau des Guides de la Bérarde proposent initiations à l’alpinisme, randonnées glaciaires et bivouacs face au glacier de la Pilatte. Le Parc national des Écrins, plus vaste parc national de France (92 000 hectares), y déploie sa nature la plus intacte, avec le retour du gypaète barbu comme symbole de sa préservation. C’est en même temps un espace naturel d’exception et le témoin de la puissance des éléments en montagne…

7 / Le lac du Lauvitel, joyau du parc des Écrins

Le lac Lauvitel, par Nicolas - Adobe Stock
Le lac Lauvitel, par Nicolas

Le lac du Lauvitel (1 530 m) est le plus grand lac naturel du parc national des Écrins, niché dans un cirque forestier d’une beauté sauvage et préservée. Ses eaux émeraude, entourées de forêts de sapins et de falaises de granit, donnent une impression de bout du monde accessible. L’itinéraire depuis le parking de la Danchère monte régulièrement à travers une forêt superbe avant d’ouvrir sur le lac dans un cadre de sérénité absolue. C’est une randonnée assez accessible (environ 3h A/R, 700 m D+), parfaite pour une première approche du parc national des Écrins sans difficultés techniques. La baignade y est interdite pour préserver l’écosystème. Attention, le site étant très fréquenté, le bivouac y est encadré.

8 / Le village du Chazelet, belvédère sur la Meije

Le Chazelet en automne : une des plus belles vue de l'Oisans, par François Roux
Le Chazelet en automne : une des plus belles vue de l’Oisans, par François Roux

Le Chazelet est un hameau d’alpage de La Grave, perché à 1 780 mètres d’altitude sur un plateau bien exposé face aux glaciers de la Meije. La vue depuis ses chalets de pierre, avec la face nord de la Meije qui se déploie à portée de regard, est parmi les plus belles des Alpes françaises : une « image carte postale ». En juillet, les prairies du plateau sont couvertes de fleurs alpines. Le village lui-même, avec ses vieilles maisons en lauze et ses ruelles étroites, a conservé une authenticité rare. A l’entrée du village, un pas dans le vide permet d’admirer le paysage. Un arrêt incontournable sur la route du Lautaret.

9 / Vénosc et sa route des savoir-faire (été)

Vénosc est un village médiéval situé ans la vallée du Vénéon, en contrebas des Deux Alpes, relié à la station par une télécabine. Ses ruelles en pente, ses bâtisses traditionnelles et surtout ses nombreux artisans en font une étape culturelle originale. Potier, souffleur de verre, sculpteur, coutelier, tisserand : les ateliers s’y succèdent dans les ruelles et les caves voûtées, intégrés au réseau « Route des Savoir-Faire de l’Oisans ». On peut observer les artisans travailler, acheter directement en atelier et ramener un souvenir authentique fabriqué localement. Un contraste avec l’ambiance de station des Deux Alpes, accessible en 15 minutes de télécabine.

10 / Voler en parapente depuis le Signal de l’Alpe d’Huez (été)

Parapente en Oisans à l'Alpe d'Huez

Le Signal de l’Alpe d’Huez (2 108 m) est l’un des meilleurs sites de décollage en parapente de l’Oisans. En vol biplace tandem avec un moniteur diplômé, accessible dès 6 ans, on décolle depuis le Signal et on survole les 21 virages de la montée mythique du Tour de France, face au Taillefer, au Grand Renaud, au glacier suspendu de la Muzelle, aux glaciers des Deux Alpes et à la Meije, avant d’atterrir à 700 mètres d’altitude dans la vallée de Bourg-d’Oisans : 1 100 mètres de dénivelé. Après cinq minutes d’explication au sol, l’instructeur vous confie les commandes pendant une partie du vol pour une initiation au pilotage. Disponible été comme hiver. Dès 175 € pour un vol de 1h30 avec initiation au pilotage.

11 / Le col de la Croix de Fer et ses lacs

Les aiguilles d'Arves depuis les lac en aval de la Croix de Fer
Les aiguilles d’Arves depuis les lac en aval de la Croix de Fer

Le col de la Croix de Fer (2 068 m) relie l’Oisans à la Maurienne par une route magnifique jalonnée de lacs de montagne (barrages). La face Oisans, depuis Rochetaillée et le lac du Verney, monte progressivement à travers des paysages de plus en plus ouverts jusqu’au col, en passant par l’impressionnant barrage de Grandmaison. Les lacs sous le col de la Croix de Fer, côté Maurienne, avec les trois aiguilles d’Arves en fond, composent l’un des spots photo les plus emblématiques des Alpes du Nord. À vélo, les plus costauds enchaîneront Croix de Fer et descente sur Saint-Jean-de Maurienne, avec retour par le col du Glandon. En voiture, la descente sur Saint-Sorlin d’Arves permet de tester la tyrolienne géante et de faire le plein de fromage Beaufort en Maurienne, avant de revenir par la même route. Au retour, un passage au musée Hydrélec s’impose.

12 / Grimper le col du Galibier par son flanc sud

La route du Galibier côté Valloire
La route du Galibier côté Valloire

Le col du Galibier (2 642 m) est l’un des cols les plus mythiques du Tour de France. Depuis l’Oisans, l’ascension par le flanc sud (avec le col du Lautaret) est une courte montée de 8 km et 600 m de dénivelé dans un paysage complètement minéral, avec les glaciers des Écrins et la Meije en arrière plan. Le panorama au sommet est exceptionnel : Mont-Blanc, Vanoise, Écrins et Grandes Rousses dans toutes les directions. Depuis Bourg-d’Oisans, comptez tout de même 48 km de montée via le col du Lautaret (assez circulé) pour atteindre le sommet du Galibier. Le versant le plus connu reste son flanc nord, depuis Saint-Michel de Maurienne.

13 / Faire du rafting sur le Vénéon

Le Vénéon, alimenté par les glaciers du massif des Écrins, est une rivière d’un bleu-vert saisissant qui dévale la vallée dans un décor de haute montagne exceptionnel. Vénéon Eaux-Vives propose des descentes en rafting face au glacier des Fétoules dans le parc national des Écrins : rapides joueurs, encadrement diplômé, équipement complet fourni. Hydrospeed, canoë-raft et kayak complètent l’offre pour les amateurs de sensations plus intenses. Une activité familiale dans un cadre naturel parmi les plus beaux des Alpes françaises. Le rafting est également possible sur la Guisane à Serre Chevalier.

14 / Trois musées incontournables pour les jours de pluie

L’Oisans concentre trois musées d’exception pour les jours de mauvais temps. À Bourg-d’Oisans, GALTA (Galerie des Trésors Alpins) embarque les visiteurs dans trois univers : les cristaux et minéraux de l’Oisans, un spectacle immersif sur la faune alpine aux quatre saisons (avec les dessins de Jean-Marc Rochette, auteur de Snowpiercer), et un parcours BD sur l’identité de l’Oisans. À Saint-Christophe-en-Oisans, au cœur du hameau du Village, le musée Mémoires d’Alpinismes (400 m²) retrace l’histoire de l’alpinisme dans les Écrins depuis Pierre Gaspard, premier vainqueur de la Meije en 1877. Au lac d’Allemont (Vaujany), le musée EDF Hydrélec est le seul musée de France entièrement dédié à l’hydroélectricité : 1 000 m² de collections techniques et industrielles spectaculaires sur les berges du barrage du Verney, avec entrée gratuite.

15 / Dormir en refuge dans les Écrins ♥

L’Oisans compte une vingtaine de refuges répartis dans le massif des Écrins, accessibles aux familles comme aux alpinistes confirmés. Une nuit en refuge reste une expérience à part : les levers de soleil sur les glaciers, le silence de la haute montagne, les échanges entre randonneurs et grimpeurs, et la promesse d’une belle sortie au petit matin. Le refuge du Promontoire (Saint-Christophe) donne accès à la voie normale de la Meije. Le refuge du Soreiller est le camp de base de la Dibona. Le refuge de l’Alpe du Pin, tenu par Carine (géomètre l’hiver, gardienne l’été), produit ses fromages sur place. Le refuge Pic du Mas de la Grave (« Chez Polyte »), avec sa grande salle conviviale, son piano, ses fauteuils et son bain finlandais nocturne, est l’un des plus accueillants de l’Oisans. Pour une première nuit en refuge avec des enfants, le refuge de la Muzelle (depuis Venosc), l’Alpe du Pin pour son ambiance pastorale, ou le refuge du Carrelet (facile d’accès en remontant le torrent depuis l’entrée de la Bérarde) sont parfaits. Chaque jeudi en été, l’opération « Jeudis des refuges de l’Oisans » propose des animations à partir de 4 ans dans les refuges participants.

Questions fréquentes sur l’Oisans

Que faire en Oisans en été ?

L’Oisans en été est avant tout un territoire de vélo, de randonnée et de haute montagne. Les incontournables : la montée des 21 virages de l’Alpe d’Huez, le téléphérique du pic Blanc et ses panoramas, La Grave et son glacier de la Girose, le plateau d’Emparis face à la Meije et le jardin alpin du Lautaret. Pour les familles, le lac du Lauvitel, le rafting sur le Vénéon et Vénosc sont des valeurs sûres. Les cyclistes ont accès aux cols du Galibier et de la Croix de Fer depuis le fond de vallée.

Que faire en Oisans quand il pleut ?

Par mauvais temps en Oisans, les trois musées de la vallée sont un excellent repli : GALTA (cristaux, faune alpine, BD) à Bourg-d’Oisans, le musée Mémoires d’Alpinismes à Saint-Christophe-en-Oisans et le musée EDF Hydrélec (entrée gratuite) au lac d’Allemont. Grenoble (45 min) et son musée de niveau parisien, Briançon (1h15) et sa citadelle Vauban classée UNESCO sont les excursions les plus intéressantes par temps de pluie persistante.

Comment accéder à la Bérarde après les événements de 2024 ?

L’accès automobile s’est métamorphosé. Pour favoriser la restauration des zones touchées par les laves torrentielles de juin 2024 et s’engager vers un tourisme durable, la vallée bascule vers la mobilité douce. Une navette remplace les véhicules particuliers et assure la liaison 7j/7, de 6h à 21h, entre Venosc et l’entrée de la Bérarde. Alpinistes, randonneurs et habitants partagent ce même transport. Les sept refuges de Saint-Christophe-en-Oisans, le Bureau des Guides et les sentiers vers la haute montagne (Soreiller, Promontoire, Pilatte, Temple-Écrins) sont opérationnels pour vous accueillir.

Que faire en Oisans en famille ?

Pour les familles, l’Oisans offre plusieurs niveaux d’expérience. Le plus accessible : la montée des 21 virages en voiture avec arrêts aux belvédères, Vénosc et ses artisans en télécabine depuis les Deux Alpes, le jardin alpin du Lautaret et le village du Chazelet. Pour les familles sportives : le lac du Lauvitel (randonnée accessible, 3h A/R), le rafting sur le Vénéon (dès 36 €) et la grotte de glace à La Grave (dès 6 €, après le téléphérique). Pour les adolescents aventuriers : le pic Blanc en téléphérique depuis l’Alpe d’Huez et le parapente depuis le Signal.

Que faire en Oisans en hiver ?

L’Oisans en hiver est dominé par deux grands domaines skiables : l’Alpe d’Huez (250 km de pistes, le plus enneigé de France avec une garantie neige jusqu’en mai) et les Deux Alpes (glacier skiable toute l’année, 200 km de pistes). La Grave propose un hors-piste sauvage et non damé, paradis des skieurs experts. Hors ski, les sorties raquette, les musées de la vallée, les divers espaces bien-être, les activités hors-ski des stations et une excursion à Grenoble complètent un séjour hivernal.

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