Le Tour de France 2027 ira chercher la montagne dans quatre massifs. Moins tourné vers la très haute altitude que les éditions précédentes, il compte tout de même 28 cols, côtes ou arrivées en altitude classés en 2e, 1re ou hors catégorie : 5 dans le Massif central, 5 dans le Jura, 10 dans les Alpes et 8 dans les Pyrénées. Au programme, trois arrivées au sommet (Grand Colombier, Les Saisies et col du Portet), deux étapes alpines sur des pentes à forts pourcentages en Haute-Savoie et en Savoie, une étape piège dans les Cévennes et une étape reine qui associe pour la première fois le Tourmalet et le col du Portet, toit du Tour à 2 215 mètres. Voici les principales ascensions qui attendent les coureurs sur la route du Tour 2027.

Les principaux cols et montées du Tour 2027

Pas de géants à plus de 2 500 mètres dans les Alpes cette année, mais des montées courtes et raides, des enchaînements sans répit et deux étapes pyrénéennes de haute montagne pour finir.

Côte de Domancy (Étape 10) : c’est sur cette rampe au-dessus de Sallanches que Bernard Hinault avait lâché tous ses rivaux pour devenir champion du monde en 1980. Courte (2,5 km) mais très raide (9,4 % de moyenne), elle sera gravie deux fois par le peloton du Tour, dont la seconde en dernier tremplin vers l’arrivée. Quelques semaines plus tard, les coureurs la monteront vingt fois lors de la course en ligne des championnats du monde 2027 en Haute-Savoie.
Montée du Bettex (Étape 10) : enchaînée juste après le premier passage à Domancy, cette montée de 5,5 km à 8 % au-dessus de Saint-Gervais Mont-Blanc offre des pentes régulières et exigeantes face au massif du Mont-Blanc. Le Bettex connaît bien le Tour : après une arrivée à Saint-Gervais en 1992, la montée y a accueilli l’arrivée d’étape en 2016, avec la victoire de Romain Bardet, puis en 2023. Avec le plateau d’Assy (2,5 km à 9,4 %) qui suit, c’est un final sans répit qui attend les coureurs.

Col de la Colombière (Étape 11) : grimpé dès le départ de Cluses, le grand col des Aravis (1 618 m) propose 15,9 km à 7 % de moyenne, avec des derniers kilomètres plus raides au-dessus du Reposoir. Placé si tôt dans l’étape la plus difficile des Alpes, il pourrait servir de rampe de lancement à une grande échappée.

Col du Pré (Étape 11) : au-dessus d’Arêches-Beaufort, la route étroite du col du Pré (1 748 m) grimpe 12,6 km à 7,8 % de moyenne, avec une vue spectaculaire sur le lac de Roselend au sommet. Cette fois-ci, les coureur ne monteront pas le Cormet de Roselend juste après, mais l’enchaînement décisif de l’étape : « 25 kilomètres autour de 8 % dans les 50 derniers kilomètres », résume Christian Prudhomme.

Côte de la Croix-Neuve, montée Laurent-Jalabert (Étape 14) : après le col du Vent, le col de la Lusette (11,6 km à 7,3 %) au pied du mont Aigoual et la côte inédite de l’Estrade (5,7 km à 8,3 %), le final se jouera sur ce mur au-dessus de Mende : 3 km à 10,1 % jusqu’à l’aérodrome. Une montée explosive, baptisée du nom du vainqueur du 14 juillet 1995, au bout d’une étape de 4 300 mètres de dénivelé.

Col du Tourmalet (Étape 18) : le col le plus franchi de l’histoire du Tour sera escaladé par son versant ouest, depuis Luz-Saint-Sauveur : 19 km à 7,4 % jusqu’à 2 115 mètres, où sera décerné le Souvenir Jacques Goddet. Après le Soulor (11,8 km à 7,3 %) et avant la Hourquette d’Ancizan (8,2 km à 5,1 %), il lance l’étape reine de ce Tour, avec 5 400 mètres de dénivelé.

Col de Burdincurutcheta (Étape 19) : le Pays basque réserve l’une des montées les plus raides du Tour. Depuis Saint-Jean-le-Vieux, il faut avaler 8,7 km à 9,3 % de moyenne avec des passages à 15 % pour atteindre 1 135 mètres. Le col de Bagargui (4,8 km à 6,4 %) prolonge l’effort jusqu’à 1 330 mètres, avant le long col de Soudet par Sainte-Engrâce (15,1 km à 7,2 %).
Col de Marie-Blanque (Étape 19) : dernière difficulté de haute montagne du Tour 2027. Depuis Escot, ses 7,7 km à 8,6 % de moyenne cachent une seconde moitié très raide, au-dessus de 10 %. La descente vers le plateau de Bénou puis la plongée vers Laruns peuvent encore renverser la course, à deux jours de Paris.
Les arrivées au sommet : place au spectacle !
Trois arrivées en altitude sont programmées sur ce Tour 2027, une dans le Jura, une dans les Alpes et une dans les Pyrénées.

Grand Colombier par Culoz (Étape 9) : première arrivée au sommet du Tour, au terme de la première semaine. Après les cols du Berthiand et de Richemond, l’ascension finale se fera par Culoz, « le versant le plus esthétique » selon Christian Prudhomme : 17,4 km à 7,1 % jusqu’à 1 501 mètres, avec de longs passages au-dessus de 10 % dans les lacets. Tadej Pogacar y avait gagné en 2020, lors de la première arrivée au sommet, et Michal Kwiatkowski en 2023.

Les Saisies par la montée de Bisanne (Étape 11) : pour sa première arrivée du Tour, la station du Beaufortain sera rejointe par la redoutable montée de Bisanne, 12,4 km à 8,3 % de moyenne jusqu’à 1 723 mètres, apparue sur le Tour en 2016. La ligne est jugée aux Saisies, quatre kilomètres après le dernier sommet, au terme d’une descente technique. Une revanche pour la station, privée de Tour en 2025 lorsque l’étape de La Plagne avait été raccourcie en raison d’un foyer de dermatose nodulaire. Cette étape sera aussi celle de l’Étape du Tour, le 11 juillet.

Col du Portet (Étape 18) : toit du Tour 2027 à 2 215 mètres, où sera décerné le Souvenir Henri Desgrange. Depuis Saint-Lary-Soulan, la montée affiche 16 km à 8,7 % de moyenne, sans véritable répit, d’abord par les lacets vers Pla d’Adet puis sur une route plus étroite au-dessus des pistes de ski. Découvert par le Tour en 2018, le Portet avait vu Tadej Pogacar s’imposer en 2021. Associé pour la première fois au Tourmalet, il devrait désigner le grand favori du Tour à trois jours de Paris.
Tous les cols et côtes des étapes de montagne du Tour 2027
Voici la liste des ascensions répertoriées dans les étapes de montagne du Tour de France 2027, avec les informations disponibles dans le dossier de presse.
Étape 9 : Villars-les-Dombes Parc des Oiseaux > Grand Colombier (Jura)
- Col du Berthiand : 6,3 km à 7,5 % (sommet à 780 m)
- Côte des Neyrolles : 3,6 km à 7,7 % (sommet à 825 m)
- Col de Richemond : 7,7 km à 6 % (sommet à 1 036 m)
- Grand Colombier par Culoz : arrivée au sommet, 17,4 km à 7,1 % (sommet à 1 501 m)
Étape 10 : Annecy > Sallanches (Alpes)
- Col du Plan du Salève : 9,6 km à 5,4 % (sommet à 1 300 m)
- Montée de Brison : 5 km à 10,2 % (sommet à 991 m)
- Côte de Domancy : 2,5 km à 9,4 % (sommet à 810 m)
- Montée du Bettex : 5,5 km à 8 % (sommet à 1 353 m)
- Côte du plateau d’Assy : 2,5 km à 9,4 % (sommet à 990 m)
- Côte de Domancy (2e passage) : 2,5 km à 9,4 % (sommet à 810 m)
Étape 11 : Cluses > Les Saisies (Alpes)
- Col de la Colombière : 15,9 km à 7 % (sommet à 1 618 m)
- Col de la Croix Fry : 7,2 km à 5,5 % (sommet à 1 477 m)
- Col de la Forclaz de Queige : 5,1 km à 8,2 % (sommet à 853 m)
- Col du Pré : 12,6 km à 7,8 % (sommet à 1 748 m)
- Montée de Bisanne : 12,4 km à 8,3 % (sommet à 1 723 m), arrivée aux Saisies 4 km plus loin
Étape 14 : Montpellier > Mende (Massif central)
- Col du Vent : 8,4 km à 5,8 % (sommet à 703 m)
- Col de la Lusette : 11,6 km à 7,3 % (sommet à 1 351 m)
- Côte de l’Estrade : 5,7 km à 8,3 % (sommet à 1 002 m)
- Côte de la Croix-Neuve, montée Laurent-Jalabert : 3 km à 10,1 % (sommet à 1 055 m)
Étape 18 : Pau > Saint-Lary-Soulan col du Portet (Pyrénées)
- Col du Soulor par Asson : 11,8 km à 7,3 % (sommet à 1 474 m)
- Col du Tourmalet par Luz-Saint-Sauveur (Souvenir Jacques Goddet) : 19 km à 7,4 % (sommet à 2 115 m)
- Hourquette d’Ancizan par Sainte-Marie-de-Campan : 8,2 km à 5,1 % (sommet à 1 564 m)
- Col du Portet par Saint-Lary-Soulan (Souvenir Henri Desgrange) : arrivée au sommet, 16 km à 8,7 % (sommet à 2 215 m)
Étape 19 : Hasparren > Laruns (Pyrénées)
- Col de Burdincurutcheta par Saint-Jean-le-Vieux : 8,7 km à 9,3 % (sommet à 1 135 m)
- Col de Bagargui : 4,8 km à 6,4 % (sommet à 1 330 m)
- Col de Soudet par Sainte-Engrâce : 15,1 km à 7,2 % (sommet à 1 540 m)
- Col de Marie-Blanque par Escot : 7,7 km à 8,6 % (sommet à 1 035 m)
Préparez vos braquets, l’été 2027 s’annonce brûlant, des pentes alpines aux cols pyrénéens !
Images : A.S.O.

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