Le guide des loisirs et vacances dans les Alpes

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Si vous n’avez pas de voiture ou souhaitez voyager bas carbone, les Alpes ont l’avantage d’être relativement bien desservies par les trains et liaisons par cars. Pour une randonnée itinérante de gare à gare, pour des vacances tranquilles ou pour réellement voyager à vélo, il est possible de s’approcher de nombreux lieux, au plus près des sites d’altitude. En stations de ski, de nombreuses liaisons sont saisonnières. Elles fonctionnent 4 mois en hiver et 2 mois en été. Certains territoires ont des navettes gratuites acceptant les vélos en été. Nous avons toutefois répertorié ici les liaisons publiques qui fonctionnent à l’année. Les 2 régions alpines (AURA et PACA) en assurent la gestion.

Train + vélo : le mode d’emploi

En région AURA et en région PACA, tous les trains acceptent les vélos (dans la limite des places disponibles et dorénavant sur réservation en été). Il suffit de se diriger vers les portes équipées d’un pictogramme vélo et d’accrocher son vélo. Sur les lignes urbaines (Valence – Grenoble – Chambéry – Annecy – Genève), les espaces vélos sont bien utilisés, mais rarement saturés. Ailleurs, on trouvera toujours une place. Dans les lignes de cars régionales, il est souvent possible de transporter son vélo en soute. Il est toutefois recommandé de contacter la compagnie en amont. C’est donc moins pratique bien que tout à fait possible, par exemple pour rejoindre les stations.

Où aller en train + vélo dans les Alpes ?

Plusieurs lignes de train pénètrent dans les grandes vallées alpines. Elles permettent d’aller à plus de 1 000 mètres d’altitude sans avoir à pédaler sur des pentes dure et des grandes routes. Ainsi, du nord au sud, le train atteint les rives du Léman, la vallée de Chamonix, la Haute Tarentaise, la Maurienne et remonte toute la vallée de la Durance. Dans les Alpes Maritimes, deux lignes remontent les vallées au départ de Nice. La première remonte la vallée de la Roya, jusqu’à Tende. L’autre, appelée Train des Pignes, relie Nice à Digne-les-Bains. On accèdera facilement en train + vélo à Chamonix, Saint-Gervais, Megève (gare de Sallanches), Beaufort (gare d’Albertville), Bourg Saint Maurice, Aussois (gare de Modane), Briançon, Vallouise (gare de l’Argentière), Vallée-Étroite (gare de Briançon), au lac de Serre-Ponçon (Embrun).

Au départ des gares d’Aix-les-Bains et d’Annecy, on pourra également envisager de faire le tour du lac du Bourget à vélo ou le tour du lac d’Annecy. Si vous êtes amateur d’ascension de cols, les trains vous emmènent aux pieds des plus prestigieux des Alpes. Colombière, Cormet de Roselend, Iseran, Madeleine, Glandon, Galibier, Izoard et Mont Ventoux sont tous situés à moins de 30 km de gares SNCF. Il sera également facile de partir d’une gare et d’en atteindre une autre pour réaliser une boucle. Par exemple, au départ de Bourg Saint Maurice, on peut gravir le col de l’Iseran et revenir par la gare de Modane.

Le Léman Express : explorer Annecy et les rives du Léman

Le Léman Express n’est pas qu’un simple RER transfrontalier entre la France et la Suisse, c’est une véritable colonne vertébrale pour les cyclotouristes. Avec ses rames modernes arborant des pictogrammes vélo géants et des espaces de bord larges, l’embarquement est un jeu d’enfant. En descendant à la gare d’Annecy, vous êtes à deux coups de pédale du célèbre tour du lac d’Annecy à vélo : une boucle de 37 km presque intégralement plate et sécurisée, idéale pour une sortie contemplative. Si vous poussez jusqu’à Évian, les rives du Léman s’offrent à vous pour une ambiance riviera, avec des parcours paisibles au fil de l’eau sous le regard des sommets du Chablais. Le tour du Léman, lui, est plus sportifs avec ses 180 km, presque plats.

Chamonix et le pays du Mont-Blanc

Pour une immersion alpine immédiate, le Mont-Blanc Express est une pépite. Au départ de la gare de Saint-Gervais-Le Fayet, ce train à voie étroite grimpe vaillamment pour vous déposer au cœur de la vallée de Chamonix, à 1035 m d’altitude. Les plus sportifs laisseront le vélo à la gare pour s’offrir une ascension mythique à pied dans la vallée et face aux glaciers. L’accès facilité par le rail rend cette vallée glaciaire étonnamment accessible, même avec un équipement volumineux.

La Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice et le Beaufortain

La ligne Chambéry–Bourg-Saint-Maurice est le sésame des grimpeurs. En descendant au terminus, à 820 m, le terrain de jeu est immense. Les cyclos les plus affûtés s’attaqueront directement à la montée vers les cols de l’Iseran, du Petit-Saint-Bernard ou le Cormet de Roselend, un col de légende au panorama sauvage. Il est même possible de redescendre sur Beaufort et Albertville pour récupérer le train, ou inversement. Pour une approche plus douce, la vallée de la Tarentaise propose de superbes voie verte entre Aime et Séez. En mode itinérance, c’est aussi le point de départ stratégique pour s’élancer sur la Route des Grandes Alpes : vous pouvez franchir le col de l’Iseran vers Modane et enchaîner avec le Galibier. Des gares se trouvent à plusieurs points de l’itinéraire.

La Maurienne : la vallée des grands cols

Cycliste en vélo sur la route du galibier

Vallée des géants, la Maurienne s’explore facilement grâce à la ligne transfrontalière Chambéry–Modane. Chaque gare est une porte d’entrée vers un défi différent. Depuis Saint-Jean-de-Maurienne (555 m), les lacets de Montvernier et les cols du Glandon et de la Croix-de-Fer attendent les mollets d’acier. Plus haut, en descendant à Saint-Michel Valloire, on s’attaque à l’incontournable col du Galibier. A Modane (1057 m), l’ambiance devient haute-montagne. On rejoint rapidement le village d’Aussois pour une montée courte et gratifiante ou une visite historique au fort Victor-Emmanuel. Plus haut, les montées à Valfréjus, l’Orgère, au col du Mont-Cenis et de l’Iseran vous transportent dans un autre monde. Les amateurs de gravel ne seront pas en reste, avec le chemin du petit bonheur (fond de vallée) et des pistes d’altitude vous emmenant tutoyer les 3000 mètres d’altitude.

Le lac de Serre-Ponçon et le Briançonnais

Le lac de Serre Ponçon en été,

Changement radical d’atmosphère sur la ligne Gap–Briançon, où la lumière du Sud commence à dorer les sommets. En débarquant à la gare d’Embrun, vous accédez directement au lac de Serre-Ponçon, ses plages, activités nautiques et ses randonnée d’altitude. Si vous continuez jusqu’à Briançon (1326 m), la plus haute ville de France, vous entrez dans le temple du vélo de montagne. De là, les vallées de la Vallouise ou de la Clarée (Vallée-Étroite notamment) sont à portée de pédales. Les puristes, eux, viseront les mythique col de l’Izoard, du Granon, du Galibier ou de Montgenèvre.

Les petites lignes de train et les spots secrets des Alpes

Au-delà des grandes destinations alpines, quelques lignes confidentielles et vallées oubliées méritent d’être connues des voyageurs à vélo. Ces spots moins fréquentés offrent souvent les meilleures surprises : des paysages préservés, des routes peu circulées et des ambiances hors du temps pour une déconnexion totale.

Le Train des Pignes : Nice – Digne-les-Bains

C’est une ligne mythique de 151 km qui serpente à travers les Préalpes de Haute-Provence. Le Train des Pignes remonte les vallées du Var et du Verdon dans un décor de carte postale. On s’arrête à Entrevaux pour son village fortifié, ou à Annot pour explorer ses célèbres blocs de grès. C’est un paradis pour le vélo de randonnée sur des routes vicinales désertes. Pour les amateurs d’insolite, des trains à vapeur circulent encore certains week-ends.

Mens et le Trièves

L’emblématique plateau du Trièves se mérite mais ne déçoit jamais. On y accède par la ligne Grenoble – Gap pour débarquer dans un paysage de Toscane alpine, entre 700 et 900 m d’altitude. Les routes autour de Mens, bourg-centre à la culture alternative vibrante, sont quasiment sans voitures. En gravel ou en vélo de randonnée, vous pédalerez face aux murailles du Vercors et du Dévoluy dans une sérénité absolue.

Le Diois : Die et la Clairette

Les trains qui montent dans le Diois sont rares, souvent remplacés par des bus. Il en reste toutefois quelques-unes, qui remontent la vallée jusqu’à Die et Luc-en-Diois. C’est la ligne Valence – Gap.

Nichée à 415 m d’altitude au pied des Baronnies provençales, Die dégage une irrésistible odeur de lavande et de thym. Ici, le vélo est un plaisir de contemplation : on suit les courbes de la Drôme ou de la vallée du Bez sur des routes plates ou vallonnées, entre les vignes de Clairette et les champs de lavande. Un spot idéal pour ceux qui préfèrent la douceur de vivre aux pourcentages extrêmes.

Tende et la Vallée des Merveilles

La ligne Nice–Tende, véritable prouesse technique partiellement reconstruite après les crues de 2020, vous transporte dans un univers de frontière. Le terminus à Tende (816 m) est un village perché aux influences ligures marquées. C’est le point de départ pour une exploration de la Vallée des Merveilles : si le cœur de la zone est réservé aux randonneurs, les approches en VTT offrent des panoramas vertigineux. Pensez à vérifier l’état des services SNCF/Zou! avant de partir, car la ligne reste sensible aux aléas climatiques.

Les cars desservent les zones blanches du rail et les stations

Comme on le voit sur la carte ci-dessus, de nombreuses vallées et zones de montagne ne sont pas accessibles en train. Seuls les zones urbaines et les espaces au passé touristique important possèdent leurs lignes SNCF. Ailleurs, des lignes de cars, dont beaucoup circulent à l’année, relient les zones les plus reculées aux pôles urbains. Pour la rando ou le vélo, on pourra ainsi aller dans le Vercors, les montagnes de la Drôme, l’Ubaye, l’Oisans et les massifs préalpins (Chartreuse, Bauges, Aravis et Haut-Giffre).

Dans les lignes de cars régionales, il est souvent possible de transporter son vélo en soute ou sur porte-vélos. Il est toutefois recommandé de contacter la compagnie en amont pour réserver ou s’assurer de la place disponible.

Des liaisons saisonnières permettent également d’accéder aux stations de ski en saisons touristiques. Selon les stations, elles sont opérées par la région, l’agglomération proche ou un opérateur privé. Dans les Alpes du Nord, Altibus (Savoie et Haute-Savoie) et Transaltitude (en Isère) commercialisent certaines de ces liaisons. Dans les Alpes du Sud, on les retrouvera sous la marque Zou!.

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