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Ski : quels aéroports desservent les Alpes françaises ?

Pour se rendre dans les Alpes, les touristes étrangers viennent souvent en avion. Genève, Chambéry et Grenoble principalement desservent les Alpes du Nord. Turin et Nice desservent les Alpes du Sud. Marseille et Lyon sont proches mais peu concernés par le trafic ski. L’hiver, des services de transferts et navettes effectuent souvent la liaison entre ces aéroports et les stations de ski. Bien entendu, il existe une autre manière de faire le voyage dans les Alpes. La majorité des touristes viennent en voiture et des trains relient les principaux marchés émetteurs des stations. Les Thalys et Eurostars des neiges relient par exemple directement la Savoie à Londres, Bruxelles et Amsterdam.

Genève, principale porte d’entrée des Alpes

C’est avant tout vers la Suisse que les skieurs européens font le voyage pour skier en France. L’aéroport de Genève est non seulement le plus proche des stations de Haute-Savoie mais c’est également celui qui possède le plus de destinations. Avant COVID, Genève avait 17 millions de passagers par an, contre 14 millions à Nice et 11 millions à Lyon. Ces deux derniers sont les plus gros aéroports français, hors Paris. Genève est relié à 34 pays d’Europe et 17 pays du reste du monde. Au départ de Genève, on trouve de nombreuses navettes et services de transferts vers la vallée de Chamonix, les stations de Tarentaise et l’Alpe d’Huez.

L’aéroport de Lyon est plus secondaire pour le ski. Toutefois, des vols y arrivent de toute l’Europe et des navettes sont proposées pour rejoindre les stations de Tarentaise et Grenoble. De là, des navettes rejoignent les stations de l’Isère (les 2 Alpes et l’Alpe d’Huez principalement). Lyon dessert 89 destinations d’Europe et 52 destinations du reste du monde.

Grenoble et Chambéry, aéroports pure player du ski

Grenoble et Chambéry pèsent pour 500 000 passagers (soit 250 000 skieurs). Quasi uniquement dédié au ski, l’aéroport de Chambéry accueille 200 000 passagers de mi-décembre à fin mars. Il est principalement relié au Royaume-Uni (Birmingham, Londres, Manchester, Bristol et Southampton). Il accueille également des vols charters ski opérés par des tour-opérateurs principalement anglais, scandinaves et russes. Des navettes et services de transferts desservent directement les stations de Maurienne et de Tarentaise.


L’aéroport de Grenoble, avec 100 000 passagers de plus que Chambéry, possède également des vols qui circulent uniquement en saison d’hiver. Il dessert Birmingham, Bristol, Dublin, Edimbourg, Londres, Manchester, Newcastle, Rotterdam, Stockholm et Varsovie. Les navettes desservent principalement l’Alpe d’Huez et les 2 Alpes.

Côté Alpes du Sud, on arrive dans les stations des Hautes Alpes par l’aéroport de Turin ou par Grenoble. Des liaisons en navettes relient les stations du Briançonnais aux aéroports de Turin, de Lyon et de Grenoble. Pour les stations des Alpes Maritimes (Isola 2000 et Auron), on arrive bien entendu à l’aéroport de Nice.

La vue sur le Mont Blanc, un voyage qui déplace beaucoup de populations en hiver !

Où partir au départ des Alpes ?

Si les aéroports de Grenoble et Chambéry desservent les villes du nord de l’Europe en hiver, partir de Genève ou Lyon permet d’envisager de réaliser le voyage d’une vie. Etats-Unis, Canada, Chine, Cuba ou Australie sont directement reliés à Lyon ou Genève. Pour ces pays, il vous faudra disposer d’un passeport et demander un visa auprès des autorités compétentes pour entrer sur le territoire. En période de ski toutefois, les prix peuvent être élevés, du fait d’une demande importante. C’est également le cas des aéroports dédiés au ski qui permettent de découvrir la Grande-Bretagne les Pays-Bas et la Scandinavie, mais pas forcement à bas prix. Avec le Brexit, notez que les règles changent pour se rendre en voyage en Grande Bretagne. S’il ne vous faudra pas de visa pour visiter la Grande-Bretagne, un passeport est devenu nécessaire pour entrer dans le pays depuis le 1er octobre 2021.

Ski et voyage en avion, un impact carbone lourd…

Si les Français, les Belges, les Suisses et certains Néerlandais se rendent dans les Alpes en voiture, une part importante des étrangers qui voyagent dans les Alpes le font en avion. Les nombreuses lignes low coast, charters, ventes en packages, ainsi que la circulation sans visa ni passeport en Europe favorisent ceci. Une étude de 2010 menée avec l’ADEME montrait ainsi que les seuls déplacements des touristes étrangers (27% de la clientèle) pesaient déjà pour 25% du bilan carbone des stations de ski. L’avion, lui, représentait près de 20%, quand les dameuses, canons et remontées ne représentent que 2%.

Si la demande augmentait pour des transports moins carbonés, des solutions pourraient se mettre en place. Ainsi, un Eurostar de neiges, le Travelski Express, transportera environ 12 000 Britanniques cet hiver jusqu’aux stations de Savoie. Ce chiffre ne représente toutefois que 6% de la clientèle britannique d’avant COVID. Si l’avion se justifie pour un long voyage, sur de courtes distances, il nous semble que pour préserver les Alpes et la viabilité de la planète, les solutions moins carbonées sont à privilégier.

Illustration : Genève – Décembre 2010 par Eric-P, Licence CC BY-NC-ND 2.0

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