Le tunnel du Mont-Blanc est un axe vital entre la France et l’Italie, mais il est souvent synonyme de bouchons, de travaux et de prix élevés. Avec un aller-retour coûtant près de 70 euros en 2025 et des fermetures régulières pour maintenance, de nombreux conducteurs de voiture et de véhicules cherchent à l’éviter. Que ce soit pour fuir le trafic dense, par crainte des tunnels, ou pour découvrir les paysages des Alpes, plusieurs alternatives existent. Cependant, le choix du bon parcours dépend crucialement de la saison et de vos points de départ et d’arrivée. Les options pour rejoindre l’Italie ne sont pas les mêmes en saison hivernale, lorsque la neige ferme les cols d’altitude, et en été.
Pourquoi contourner l’axe majeur du Mont-Blanc ?

Plusieurs raisons peuvent vous inciter à chercher un autre parcours que le tunnel du Mont-Blanc. La première est le prix. Avec un aller-retour frôlant les 70 euros (68,40 € en 2025), le péage de cet ouvrage pèse lourd dans le budget voyage.
La seconde est le trafic. La circulation y est souvent dense, créant d’importants bouchons, surtout lors des départs en vacances ou des week-ends de ski intenses. De plus, le tunnel est régulièrement fermé la nuit (et parfois pour des périodes plus longues) pour maintenance ou travaux de sécurité essentiels. Ces fermetures, bien que planifiées, obligent les véhicules à trouver un autre parcours, souvent dans l’urgence.
Enfin, vous préfèrerez sans doute éviter les 11 611 mètres de tunnel sous la montagne (le massif du Mont-Blanc), anxiogènes et sans charme, et à transformer la traversée des Alpes en une découverte touristique, loin de l’autoroute.
Passer en Italie en hiver : les options quand les cols sont fermés

Lorsque l’hiver recouvre les Alpes, la plupart des cols d’altitude (comme le Petit Saint-Bernard ou le Mont-Cenis) sont fermés à la circulation. Pour les véhicules motorisés (moto, voiture) souhaitant rejoindre l’Italie depuis la France, les alternatives fiables se réduisent donc.
- Le Tunnel du Fréjus (Savoie) est l’alternative la plus logique au tunnel du Mont-Blanc quand on souhaite relier le nord de la France aux plaines du nord de l’Italie (Turin, Milan…). En passant par la vallée de la Maurienne (A43), ce tunnel relie Modane à Bardonecchia en Italie. C’est un parcours payant (même péage qu’au tunnel du Mont-Blanc) mais très rapide pour rejoindre l’Italie.
- Le Tunnel du Grand Saint-Bernard (via la Suisse, le Valais ou le col de La Forclaz) est un parcours idéal pour rejoindre le val d’Aoste. Il est aussi pertinent quand on se trouve déjà entre Genève et Chamonix. Il faut rejoindre Martigny (Valais), souvent via le col de la Forclaz (généralement ouvert), avant d’emprunter le tunnel du Grand Saint-Bernard (ouvert toute l’année).
- Les options des Alpes du Sud (col de Larche, de Montgenèvre et autoroute de la Côte d’Azur) sont une autre option toutefois plus longue. Pour les véhicules partant du sud-est de la France, elles peuvent être pertinentes : le col de Larche (reliant Barcelonnette à Coni), qui, à 1 991 mètres d’altitude, est généralement maintenu ouvert en hiver (sauf conditions extrêmes). Le grand contournement par la Côte d’Azur (Vintimille) pour rejoindre l’Italie par la côte permet d’éviter totalement la montagne.
L’été, la saison reine pour les parcours touristiques dans les Alpes

De mai à fin octobre, quand la neige fond, les Alpes offrent des parcours magnifiques pour éviter le tunnel du Mont-Blanc. Ces routes de montagne, gratuites, sont très prisées pour le tourisme, par les véhicules de loisirs, les motos et les amateurs de vélo. Ils complètent les alternatives déjà évoquées :
- Le Col du Petit Saint-Bernard en Tarentaise (2 188 mètres) offre un parcours splendide et direct vers le Val d’Aoste en Italie. C’est l’alternative la plus proche géographiquement du Mont-Blanc.
- Le Col du Mont-Cenis en Maurienne (2 083 mètres) est célèbre pour son lac d’un bleu profond. Il permet de rejoindre la vallée de Suse, non loin du côté italien du Fréjus.
- Les cols des Alpes du sud (Agnel, Larche…) offrent d’autres possibilités de parcours pour les conducteurs de voiture explorant les Alpes du Sud.
Quel que soit le parcours choisi, vérifier l’état de la circulation et l’ouverture des cols reste un réflexe indispensable avant de prendre la route pour l’Italie. Généralement, les GPS et applications comme Google Maps vous proposent les itinéraires les plus pertinents en temps réel. Cochez « éviter les péages » vous permettra d’éviter les tunnels et autoroutes.
Foire aux questions (FAQ)
Il est crucial de vérifier les informations en temps réel. Le site officiel du Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et les applications de navigation (Waze, Google Maps, Inforoute 74) indiquent les fermetures pour travaux ou les prévisions de trafic et de bouchons.
Oui, en général, les cols comme le Petit Saint-Bernard ou le Mont-Cenis sont ouverts 24h/24 durant leur période d’ouverture estivale (généralement de mai/juin à octobre), sauf en cas de météo exceptionnelle (neige, orage).
Les cols du Petit Saint-Bernard et du Mont-Cenis sont larges et bien entretenus, tout à fait praticables par les camping-cars. La circulation peut y être plus lente. Pour les caravanes, la prudence est de mise et certains cols peuvent avoir des restrictions spécifiques.
L’alternative la moins chère est incontestablement d’emprunter les cols de montagne (comme les cols du Petit-St-Bernard, du Mont-Cenis ou de Larche), car leur passage est gratuit. Cependant, cette option entraîne une légère consommation de carburant plus élevée. Attention aux autres options : Le Grand St-Bernard (Suisse) : Cet itinéraire est coûteux. Il nécessite la vignette autoroutière (environ 42 €) plus le péage du tunnel (environ 52 € A/R). Le passage par la Côte d’Azur est une fausse bonne idée économiquement. L’immense détour, les péages cumulés en France et en Italie et le carburant supplémentaire en font quasiment toujours l’option la plus chère.

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