Le tunnel du Fréjus est l’axe principal en Savoie pour rejoindre l’Italie. Mais son prix élevé (environ 70 € l’aller-retour) et les bouchons fréquents, surtout lorsque le tunnel du Mont-Blanc est fermé, poussent de nombreux conducteurs à chercher une autre route. La bonne nouvelle ? Une alternative existe, principalement en été. Ainsi, le col du Mont-Cenis offre un itinéraire gratuit et sublime de mi-mai à mi-novembre. En hiver, lorsque le col est fermé, les options pour éviter les tunnels payants se raréfient, obligeant à des détours par la Suisse ou par les Alpes du Sud.
Tunnel du Fréjus : pourquoi chercher un autre itinéraire ?
Le tunnel du Fréjus est un ouvrage de 13 km reliant Modane (France) à Bardonecchia (Italie). C’est l »option naturelle si vous venez de Lyon par l’autoroute A43. Le problème ? Son prix est dissuasif pour beaucoup (environ 55 € l’aller, 70 € l’aller-retour). De plus, lors des grands départs en vacances ou des fermetures du tunnel du Mont-Blanc pour travaux, le trafic se reporte massivement sur le Fréjus, créant des heures d’attente. Pour ceux qui veulent maîtriser leur budget, ou si les tunnels vous font peur, trouver une route alternative devient essentiel.

L’été : le col du Mont-Cenis, la route royale (et gratuite) !

Dès que la neige fond (généralement de mi-mai à mi-novembre), l’alternative reine au tunnel du Fréjus est le col du Mont-Cenis (2 083 m). C’est le choix logique :
- Le même trajet (ou presque) : la route d’accès au col part de la même vallée (Maurienne), juste un peu plus loin que l’entrée du tunnel du Fréjus (direction Lanslebourg-Mont-Cenis).
- C’est gratuit : zéro péages. L’économie est directe.
- C’est magnifique : la montée au col du Mont-Cenis est superbe, débouchant sur un lac turquoise spectaculaire. La descente vers Suse, en Italie, est tout aussi belle mais un peu longue.
Si vous circulez en voiture ou à moto et cherchez un itinéraire de montagne plus sportif, il est aussi possible de rejoindre Briançon (via le col du Galibier, si ouvert) puis de passer en Italie par le col de Montgenèvre (1 850 m) ou le col Agnel, eux aussi gratuits.
L’hiver : l’option par le nord ou par le sud
En hiver, la situation se complique radicalement. Le col du Mont-Cenis est fermé à la circulation. Si vous devez rejoindre Turin ou Milan depuis la Savoie, les options sont très limitées :
- Faire le grand détour par Chamonix pour prendre le tunnel du Mont-Blanc (si ouvert), ou pousser jusqu’en Suisse (Martigny) pour le tunnel du Grand Saint-Bernard. Ce passage par la Suisse implique l’achat de la vignette (environ 42 €) et le péage du tunnel du Grand Saint-Bernard (environ 52 € A/R).
- Faire le grand détour par l’Oisans et Briançon et passer en Italie par le col de Montgenèvre (ouvert en hiver, mais attention aux conditions) ou le col de Larche.
- Prendre l’autoroute de la côte d’Azur. Si elle évite la montagne, cette option est bien plus longue et plus chère (autoroute + carburant) toutefois.
Le choix en hiver est donc un calcul entre le prix des tunnels et le coût (carburant, temps) d’un immense détour.
Foire aux questions (FAQ)
L’alternative 100% gratuite est le col du Mont-Cenis. C’est une route de montagne magnifique, mais elle n’est ouverte qu’en été (généralement de mai à novembre). Le passage du col en lui-même ne coûte rien, hormis le carburant supplémentaire pour la montée.
Cela dépend d’où vous partez et où vous allez. Pour aller à Aoste, oui. Pour aller à Turin (destination naturelle après le Fréjus), le détour par la Suisse est long et coûteux. Il faut payer la vignette suisse (valable un an) et le tunnel du Grand Saint-Bernard. Ce choix est rarement économique pour un simple aller-retour.
Le trajet le plus rapide reste l’autoroute A43 suivie du tunnel du Fréjus. Les alternatives (comme le col du Mont-Cenis ou le tunnel du Mont-Blanc) ajoutent du temps de trajet, que ce soit à cause de la route de montagne ou du détour nécessaire pour les rejoindre.

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