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Retour des Grands Montets à Chamonix, première télécabine sans conducteur des Alpes du Sud à Montgenèvre, télésièges de seconde main en Maurienne, dans le Chablais et dans le Grand Massif : l’hiver 2026-2027 marque une nouvelle étape dans la modernisation des domaines skiables des Alpes françaises. Côté hébergement, l’offre se renouvelle surtout par la rénovation : anciens palaces, casernes et hôtels de village renaissent à Chamonix, Morzine, Megève ou Briançon, tandis que Courchevel accueille à elle seule cinq nouvelles adresses. À un peu plus de trois ans des Jeux olympiques d’hiver 2030, voici toutes les nouveautés à découvrir dès l’ouverture des stations.

🎿 Les nouveautés 2026 – 2027 en bref :

  • Des remontées mécaniques plus sobres et plus automatisées : Chamonix rouvre le premier tronçon des Grands Montets. Montgenèvre inaugure deux télécabines, dont celle des Fournéous, la première sans conducteur des Alpes du Sud. Doucy, Peisey-Vallandry, Le Dévoluy, Les Contamines, La Clusaz et La Rosière renouvellent leurs appareils, tandis que Val Cenis, Les Carroz, Les Gets, Praz-de-Lys et Les 2 Alpes misent sur des remontées de seconde main.
  • L’hôtellerie se renouvelle avec la rénovation d’adresses historiques et la naissance de nouveaux concepts à Chamonix (Morgane, Lizzie, Le Touring), Morzine (Garance), Megève (Lodge Park), Briançon (Daffy) ou Saint-Véran (Alta Peyra). Courchevel accueille à elle seule cinq nouveaux établissements haut de gamme, Méribel quatre et Les Menuires un nouvel hôtel °Fahrenheit Seven.
  • L’après-ski prend de l’ampleur avec de nouveaux complexes aquatiques et de bien-être à Orcières (Orcières Arena 1850), Valmorel (Kanopé) et Valloire (Grand Spa), la passerelle Vanoise Expérience à Val Cenis et la première exposition temporaire du musée du Mont-Blanc à Chamonix.

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Remontées mécaniques : les grandes ouvertures de l’hiver 2026-2027

Une vingtaine de remontées mécaniques neuves ou transformées entrent en service cet hiver dans les Alpes françaises. Deux tendances se dégagent : l’automatisation, avec la première télécabine sans conducteur des Alpes du Sud, et le réemploi, avec des télésièges et des téléskis démontés dans une station pour être remontés dans une autre.

Chamonix : les Grands Montets rouvrent leur premier tronçon

Projet des Grands Montets 2027

C’est la nouveauté la plus attendue de l’hiver à Chamonix, signe que ce domaine mythique entame sa mue. Fermé depuis l’incendie de 2018, le secteur des Grands Montets retrouve une liaison en décembre 2026 avec la mise en service du premier tronçon de la nouvelle télécabine 10 places, entre Argentière et le plateau de Lognan (1 972 m). Un espace débutants est aménagé à l’arrivée. Les deux gares sont signées de l’architecte Renzo Piano. Construite par Doppelmayr, cette télécabine sera complétée en décembre 2027 par un téléphérique 3S, qui rétablira l’accès au sommet des Grands Montets, à 3 275 m, et à son panorama d’exception.

Montgenèvre : deux nouvelles télécabines, dont une sans conducteur

Nouvelle télécabine du Chalvet Montgenèvre

Pour sa 120e saison, la « doyenne des stations » renouvelle son principal accès depuis le village au secteur sud du domaine. La télécabine 10 places Chalvet remplace l’ancienne télécabine 6 places : entre 1 854 et 2 137 m, elle pourra transporter 1 700 personnes par heure et divise le temps de trajet par deux. Dans son prolongement, la télécabine des Fournéous (2 137 – 2 572 m, 2 015 personnes par heure) remplace l’ancien télésiège 2 places et divise le trajet par trois. Elle dessert la piste panoramique de la Combe du Loup et la piste technique des Fournéous.

La télécabine des Fournéous est la première remontée mécanique des Alpes du Sud équipée du système AURO de Doppelmayr, qui permet une exploitation autonome, sans conducteur. Le personnel reste présent en gare pour accueillir et renseigner les skieurs. Les deux appareils doivent être mis en service pour les vacances de Noël 2026. Autre innovation, présentée comme une première mondiale : la luge sur monorail Monty Express est désormais remontée par des cabines dédiées, chargées et déchargées par des robots. Côté italien, le télésiège Gimont – Colletto Verde doit ouvrir dans le courant de l’hiver une nouvelle liaison d’altitude avec la France. À 2560 mètres, ce télésiège débrayable améliorera grandement la circulation entre les deux domaines.

Doucy – Valmorel : une télécabine qui prend un virage de 7 degrés

À Doucy, sur le domaine de Valmorel, la nouvelle télécabine débrayable 10 places de Combelouvière, construite par Poma, remplace à elle seule trois remontées : l’ancien télésiège de Combelouvière et les téléskis des Charmettes. Ses 51 cabines relient la station de Doucy-Combelouvière (1 260 m) à un nouvel espace débutants aménagé à 1 563 m d’altitude, au départ de la liaison avec les pistes du Grand Domaine. L’appareil compte 17 pylônes de moins que les installations remplacées, pour un investissement de 15,5 millions d’euros. Petite innovation : la ligne effectue un tournant à 7° sur le trajet, l’un des plus importants jamais réalisés en France sur une télécabine monocâble débrayable selon la station. Ses cabines sont adaptées aux personnes à mobilité réduite et au handiski.

Peisey-Vallandry : une télécabine remplace les paniers rouges du télépulsé de Lonzagne

Les derniers skieurs ont pris le télépulsé l'an passé par OT Peisey
Les derniers skieurs ont pris le télépulsé l’an passé

Les emblématiques paniers rouges du télépulsé de Lonzagne, en service depuis 1983 entre le bourg de Peisey-Nancroix et Plan Peisey, ont laissé la place à une télécabine 10 places construite par Poma, le Télévillage. Ouverture programmée le 12 décembre 2026. Gratuite et ouverte aux skieurs, aux piétons et aux vététistes été comme hiver, la nouvelle liaison peut transporter 900 personnes par heure, contre 430 auparavant, et relie les deux villages en 3 min 20 au lieu de 7 min 50. L’opération, portée par ADS (Compagnie des Alpes) dans le cadre de sa délégation de service public, devrait coûter entre 13 et 14 millions d’euros.

La Clusaz : un nouveau télésiège au Col de Balme

À La Clusaz, le télésiège du Col de Balme est remplacé par un télésiège débrayable 6 places construit par Poma. Il dessert, depuis 1 860 m, le secteur de Balme, le mieux enneigé de la station. La gare d’arrivée se situe à 2 500 m d’altitude et offre une vue splendide sur le massif du Mont-Blanc. Le télésiège du Col de Balme est la deuxième installation de la gamme LIFE du constructeur isérois, après la télécabine des Chenus à Courchevel. Conçue avec les exploitants français, cette génération d’appareils intègre 95 % de composants recyclables. Cette nouvelle gamme promet une maintenance simplifiée, une meilleure efficacité énergétique et un niveau sonore réduit.

Le réemploi s’installe : des remontées qui changent de station

À Val Cenis, le télésiège de la Combe de l’Ours, en service de 2006 à 2023 à Saint-Pierre-de-Chartreuse, devient le télésiège débrayable 6 places du Grand Coin. Assemblé à partir de pièces de seconde main (sièges, gares, pylônes, câble…) et de quelques éléments neufs, il a nécessité dix fois moins de matières et deux fois moins d’émissions de gaz à effet de serre qu’un appareil neuf. Il remplace deux téléskis et fait passer le temps de montée de 7 min 30 à 5 min. La station transforme aussi le télésiège de la Ramasse en télécombi, avec 18 cabines intercalées entre les sièges, pour faciliter l’accès des débutants et des piétons au plateau du Mont-Cenis et à L’Escargot, plus longue piste verte d’Europe.

Aux Carroz, dans le Grand Massif, le télésiège fixe de Gron laisse place à un télésiège débrayable 6 places reconditionné. Après 26 hivers et 15,5 millions de passagers, l’ancien appareil est remplacé par un télésiège venu des Pyrénées, où il était promis au démantèlement. Entièrement révisé et certifié, il a coûté près de 30 % de moins qu’un appareil neuf et a demandé 80 à 90 % de matières premières neuves en moins. Son tracé, redessiné, dessert la combe de Gron et facilite la liaison avec Morillon. L’ancienne ligne laisse place cet hiver à une tyrolienne géante.

Aux Gets, le télésiège 6 places des Grains d’Or a été démonté et réinstallé à la place du télésiège de la Pointe du Chéry, côté Mont Chéry. À Praz-de-Lys Sommand, le téléski de Brésy, en service depuis plus de 30 ans, laisse place au télésiège 4 places du Glacier, venu de La Plagne et remonté par Ingélo. Les téléskis voyagent aussi : aux 2 Alpes, le téléski de Champamé, sur le front de neige, est reconstruit en partie avec des éléments du téléski des Galopins II, venu des Orres.

Le Dévoluy : la télécabine du Jas divise le temps de montée par deux

Côté SuperDévoluy, la nouvelle télécabine 10 places du Jas, signée Leitner, remplace l’historique télésiège construit en 1989. Elle est attendue en décembre 2026. Ce nouvel appareil, qui représente un investissement de 12,5 millions d’euros, fait passer le temps de montée de 15 à 7 minutes. Sa ligne ne compte plus que 9 pylônes, contre 18 auparavant, et sa motorisation consomme moins d’énergie. Ouverte aux skieurs comme aux piétons, cette télécabine est présentée par la station comme la première étape de la restructuration de son domaine.

Les Contamines-Montjoie : la télécabine de Notre-Dame-de-la-Gorge double son débit

Aux Contamines-Montjoie, une télécabine 10 places débrayable remplace l’appareil de Notre-Dame-de-la-Gorge. Elle transporte 2 700 personnes par heure, contre 1 210 aujourd’hui, pour fluidifier l’accès au plateau des Tappes. Son inauguration marquera également les 80 ans de la SECMH, exploitant du domaine skiable, fondée en 1946. L’embarquement se fait sans marche, et l’appareil est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. La gare de départ, reconstruite, abrite des casiers à skis automatiques et des toilettes. La gare d’arrivée est neuve et s’installe à côté de l’ancienne, qui conserve sa salle hors-sac. Hors saison d’hiver, la télécabine améliore aussi l’accès des randonneurs et des vététistes au plateau des Tappes.

La Rosière : un télésiège made in France au Petit-Bois

La Rosière remplace le télésiège du secteur de Petit-Bois par un appareil 4 places conçu par le constructeur grenoblois GMM. Équipé d’un tapis d’embarquement, il offre une capacité de 1 400 skieurs par heure pour un investissement de 4,8 millions d’euros. Entre Le Vaz, hameau de Montvalezan, et les hauteurs des Eucherts, il permet le retour des pistes Marcassin et Marmottes, entre 1 530 et 1 900 m d’altitude. Une partie des sièges de l’ancien appareil a été vendue aux enchères au profit de l’association Mountain Riders.

Trois premières dameuses électriques entrent en service

Première dameuse électrique produite en série, la Leitwolf LTE-Motion de Prinoth entre en service cet hiver dans trois domaines de la Compagnie des Alpes : La Plagne, Val d’Isère et Serre Chevalier. Avant sa commercialisation mondiale pour la saison 2027-2028, les retours des équipes serviront à affiner les derniers réglages. Alimentée en énergie renouvelable, elle émet 93 % de CO2 en moins, ne rejette aucune particule fine, fonctionne presque en silence et coûte deux fois moins cher à l’usage. Ses batteries européennes, assemblées à Montmélian, en Savoie, offrent 4 à 5 heures d’autonomie en conditions normales. La Compagnie des Alpes vise une flotte de 100 engins électriques d’ici dix ans.

Et aussi…

La modernisation se poursuit dans d’autres domaines skiables avec plusieurs appareils neufs ou rénovés. Méribel achève la restructuration de la télécabine des Rhodos, remet en service le télésiège du Châtelet après une avalanche et investit 3 millions d’euros dans la neige de culture de la piste de la Truite. Enfin, à Pralognan-la-Vanoise et à La Clusaz, deux nouveaux tapis prennent place dans les zones débutants.

Pour l’hiver 2027-2028, d’autres chantiers sont déjà lancés : la télécabine 10 places du Mont de la Chambre aux Menuires (Doppelmayr et Ingélo), le téléphérique 3S du sommet des Grands Montets et la reconstruction du téléski de l’Alpage à Margériaz, avec des éléments de deux téléskis d’Aillon-Station.

Hébergements : plusieurs hôtels rénovés et quelques belles surprises

Peu de constructions neuves, mais beaucoup de renaissances : cet hiver, les nouvelles adresses des Alpes investissent surtout des bâtiments existants, des palaces Belle Époque aux casernes militaires, en passant par les hôtels de village fermés depuis des années.

Courchevel : cinq nouvelles adresses pour les 80 ans de la station

Le Bourbon hôtel Courchevel - nouveauté en décembre 2026

Courchevel, qui fête ses 80 ans, concentre à elle seule une bonne part des ouvertures de l’hiver. À 1850, le groupe Chapitre Six ouvre le Bourbon Hotel, un 5 étoiles de 31 chambres installé dans l’ancien Hôtel des 3 Vallées (anciennement Beaumier), skis aux pieds. Loin des codes montagnards, son intérieur signé Studio Henry recrée l’atmosphère d’un club privé londonien. Le chef étoilé Simone Zanoni y signe la carte du restaurant italien Simonetta. Également à 1850, Maisons Pariente dévoile l’Hôtel Saint Roch, sur la piste de Bellecôte au Jardin Alpin : 37 clés dans un décor feutrée inspirée de l’univers des datchas orientales, un kids club et un spa signé Tata Harper avec piscine.

Nouvelle résidence Bârma à La Tania
Nouvelle résidence Bârma à La Tania

À La Tania, Bârma, hôtel et résidence dessinés par l’Atelier Giffon, réunit 51 chambres, 24 suites et 70 appartements haut de gamme, skis aux pieds, avec un spa Susanne Kaufmann. À Moriond, Alpine Resorts ouvre simultanément deux appart-hôtels 5 étoiles rue Sainte-Blandine : le Steamboat (appartements et penthouses de 55 à 242 m² pour 4 à 14 personnes, piscine, spa, ski-shop) et le Sundance (75 à 258 m² pour 4 à 12 personnes, piscine de 16 m, restaurant italien La Bokka). Le K2 Palace dévoile de son côté 29 chambres et suites rénovées, et La Sivolière s’agrandit avec une résidence de prestige.

Chamonix : trois adresses historiques renaissent

Hôtel Morgane à Chamonix, rénové en 2026

Propriété du groupe Temmos, le Morgane rouvre en décembre entièrement repensé par le studio madrilène Astet, avec l’ambition de décrocher une cinquième étoile. Ses 54 chambres et suites, son restaurant et son spa adoptent un design midcentury mêlant bois, granit et ardoise. Aux Tines, l’ancien Excelsior, bâtisse Belle Époque passée sous pavillon des Montagnettes, devient Lizzie, en hommage à l’alpiniste irlandaise Lizzie Le Blond, qui gravit deux fois le mont Blanc. Il rouvre en décembre 2026 avec 74 chambres rénovées dans un style victorien, deux restaurants, un spa et une piscine extérieure.

Enfin, fermé depuis plus de trente ans, l’hôtel historique Le Touring reprend du service sous la forme d’un appart-hôtel. Porté par Core Hotel Group, également propriétaire de l’hôtel voisin La Verticale avec lequel il partage la réception, il propose des appartements privés avec services hôteliers derrière une façade typique de la fin du XIXe siècle.

Megève : le Lodge Park fête ses 100 ans en 29 suites

Le Lodge Park Megève, 5 étoiles entièrement rénové

Pour son centenaire en 2027, le Lodge Park, hôtel 5 étoiles de Maisons et Hôtels Sibuet, sort de deux années de rénovation complète. Ses 49 chambres laissent place à 29 suites plus spacieuses. Adjacent à l’hôtel, le Chalet du Lodge, chalet privé de six chambres avec piscine intérieure et service hôtelier, ouvre en décembre 2026. L’hôtel accueille aussi le premier Longevity Spa de Pure Altitude : cryothérapie corps entier, caisson hyperbare, photobiomodulation LED ou naturopathie, avec des programmes consacrés au ski, au sommeil ou à la récupération.

Morzine : les Airelles deviennent Garance

Garance, nouvel hôtel de Morzine en 2027

Après une rénovation d’envergure, l’ancien hôtel des Airelles, adresse emblématique du centre de Morzine, renaît sous l’enseigne Garance, portée par le groupe Mont-Blanc Collection. Derrière une façade préservée, l’hôtel 4 étoiles d’environ 65 chambres propose une brasserie inspirée du terroir, un spa nordique et des espaces bien-être. Il ouvrira au moins huit mois par an et emploie 45 personnes. Toujours à Morzine, Le Tremplin ouvre 13 suites et La Clef des Champs a été rénovée.

En savoir plus sur l’hôtel Garance sur Actumontagne

Les Menuires : un hôtel °Fahrenheit Seven skis aux pieds

Hôtel Fahrenheit Seven Les Menuires, nouveauté 2026 2027

Dix ans après avoir remporté le concours lancé par la mairie des Belleville, la maison °Fahrenheit Seven ouvre le 11 décembre 2026 son hôtel 4 étoiles des Menuires, à deux pas du téléphérique de Preyerand. Ses 51 chambres de 2 à 6 personnes (27 à 91 m²), décorées dans un style néo-vintage par la cofondatrice Véronique Vidoni, s’accompagnent d’une ski boutique, d’un spa vitré avec piscine intérieure, sauna et hammam, et d’une terrasse de 200 m² plein sud. À partir de 300 € la nuit en chambre double avec petit déjeuner. Né à Val Thorens, le groupe °Fahrenheit Seven est présent à Courchevel, Val Thorens, Les Menuires, au Cap Ferret, à Porto-Vecchio et à Biarritz avec des hôtels et restaurants design et néo-vintage où l’on vit intensément selon le crédo du groupe.

Briançon : Daffy, le premier hôtel lifestyle de MMV

Le Daffy Briançon

Après la caserne Colaud devenue en 2025 l’hôtel La Caserne de Briançon, l’ancienne caserne Berwick, qui accueillit dès 1890 le 159e régiment d’infanterie alpine, devient l’hôtel Daffy. Premier hôtel de MMV quasi-ouvert à l’année, il revendique un univers pop inspiré des années 90 et du ski acrobatique. Il compte 84 clés (51 chambres de 2 à 4 personnes et 33 appartements de 2 à 6 personnes), soit 336 lits, et près de 600 m² d’espaces communs, dont le restaurant La Cantine et le bar La Buvette. Classé 3 étoiles, une catégorie qui se raréfie en station, l’hôtel est situé à 1 400 m de la gare et à 8 minutes à pied de la télécabine du Prorel, seul accès aux pistes de Serre Chevalier depuis Briançon. Ouverture prévue en décembre 2026, onze mois sur douze.

Méribel : quatre nouvelles adresses haut de gamme

Avec Courchevel, Méribel concentre les investissements haut de gamme encore cette saison. Après l’Alba, Rising Stone transforme l’ancien hôtel du Lac Bleu, au pied de la piste Hulotte, en résidence de luxe de 29 appartements du T3 au T5, avec restaurant bistronomique, spa, piscine et services para-hôteliers. À Méribel-Mottaret, la résidence Les Chalets d’Ouréa compte 14 appartements construits en escalier, à 1 700 m d’altitude. Le Chalet Montclair, sur la route de la Renarde, accueille 12 hôtes dans six chambres en suite, et l’hôtel Le Savoy, à 50 m des pistes de la Chaudanne, rouvre après une nouvelle tranche de rénovation.

Saint-Véran : l’Alta Peyra rouvre (enfin) ses portes

Nouveaux intérieurs de l'Alta Peyra à Saint-Véran

Fermé depuis plusieurs années, passé de main en main sans trouver son identité, l’Alta Peyra, hôtel 4 étoiles emblématique de Saint-Véran, dans le Queyras, rouvre en décembre 2026 sous l’impulsion du groupe Towa et d’une reprise complète ancrée dans le territoire. Engagée au printemps 2026, la rénovation fait la part belle au bois, à la pierre et aux artisans locaux. La direction artistique de la partie bois est signée Raphaël Housset, des Ateliers Raphaël, originaire de Molines. Au pied des pistes, l’hôtel compte 59 chambres et suites, un spa et une piscine intérieure-extérieure. Il compte parmi les plus beaux hôtels d’altitude des Alpes. L’exploitation est confiée à une équipe de direction passée par Paris, Annecy, Chamonix et Courchevel.

Et aussi…

De nombreuses autres adresses ouvrent ou rouvrent cet hiver. À La Plagne, le club MMV de Plagne 2000 rouvre après l’incendie d’avril 2025. À Peisey-Vallandry, un ancien hôtel entièrement rénové devient L’Écrin de Vallandry, une résidence 5 étoiles de 17 logements au bord de la piste bleue La Forêt, avec sauna, hammam et bains nordiques. L’hôtel Émeraude (3 étoiles) y achève aussi sa rénovation complète. Terrésens inaugure trois résidences : Les Balcons de Juliette à Notre-Dame-de-Bellecombe, La Perle d’Alba à l’Alpe d’Huez et Le Caprice Blanc à La Toussuire, où la résidence L’Ancolie (17 appartements, du 2 au 4 pièces) ouvre également. Aux 2 Alpes, l’hôtel Les Lutins passe en 3 étoiles, et à Tignes, la résidence Isberg (12 appartements) ouvre à Val Claret.

Après-ski, bien-être et culture : de nouveaux lieux de vie

Les stations continuent d’investir dans des équipements qui prolongent la journée de ski et fonctionnent, pour la plupart, toute l’année.

Orcières : le Palais des Sports devient l’Orcières Arena 1850

Quarante ans après sa création, le Palais des Sports d’Orcières Merlette 1850 sort d’une rénovation de grande ampleur sous le nom d’Orcières Arena 1850. Ce complexe de 10 000 m² réunit une piscine aqualudique rénovée, une patinoire de 1 600 m², un spa repensé et un nouveau lieu d’après-ski, l’After 1850, avec huit pistes de bowling, deux karaoké box et un bar lounge. Un espace fitness, conçu avec le préparateur physique de l’équipe de France de ski alpin, doit permettre d’accueillir des stages sportifs en toute saison.

Valmorel : Kanopé, nouveau centre aquatique et bien-être

Piscine du nouveau centre aquatique de Valmorel

Au cœur du village de Valmorel, qui fête ses 50 ans, le centre Kanopé réunit deux saunas panoramiques, deux hammams, quatre cabines de massage, une salle de fitness et deux bassins balnéo intérieurs. L’entrée de l’espace aquatique est à 9,50 € pour les adultes, celle de l’espace bien-être (dès 16 ans) à 30 €. Une piscine sportive et un splash pad compléteront l’offre en été.

Val Cenis : Vanoise Expérience, une passerelle au sommet des arbres

La nouvelle passerelle Vanoise Expérience à Val Cenis
Visuel IA figurant la passerelle en hiver dans son environnement

Sur le site du Replat des Canons, à 2 100 m d’altitude, à l’arrivée du télésiège des Roches Blanches, Val Cenis ouvre Vanoise Expérience, une passerelle belvédère de 126 m de long et 4 m de large, perchée à plus de 10 m du sol. Accessible toute l’année à ski, à pied, à VTT et aux personnes à mobilité réduite, elle offre une vue panoramique sur le Parc national de la Vanoise et ses glaciers. Le parcours, ponctué de dispositifs interactifs, d’un filet suspendu, d’un toboggan et d’une tour d’observation, aborde quatre thèmes : biodiversité, paysages alpins, glaciers et contemplation. Investissement : 2,4 millions d’euros.

Chamonix : la première exposition du musée du Mont-Blanc

Rouvert en juillet 2026 après cinq ans de travaux dans l’ancien Chamonix Palace, le musée du Mont-Blanc présente à partir de décembre sa première exposition temporaire, « Métamorphoses du regard, les Alpes magnifiées ». Jusqu’au 30 avril 2027, elle retrace l’évolution des paysages du massif et du regard porté sur eux, du XVIIIe siècle au réchauffement climatique, à travers les œuvres de Gabriel Loppé, Georgette Agutte ou Thomas Ostoya.

À noter également côté loisirs : Le Grand-Bornand ouvre une piste de snowtubing de 160 m accessible dès 3 ans et enrichit son domaine nordique d’un boarder et d’un pump track sur neige. À Villard-de-Lans, l’Activ’Park (500 m² de trampolines) et la salle d’escalade du Bloc de l’Ours ouvrent leurs portes. Enfin, les domaines du Queyras inaugurent quatre pistes ludiques pour enfants, chacune consacrée à un animal de la montagne.

Et en bref dans les Alpes…

Une tyrolienne XXL aux Carroz
L’ancien layon du télésiège de Gron accueille une tyrolienne double câble de 1 125 m, avec une pente moyenne de 33,6 %. On la descend assis, seul ou à deux, et les skieurs gardent leurs skis aux pieds. Le départ se situe à l’ancienne gare d’arrivée du télésiège et l’arrivée près du départ du nouveau télésiège, au-dessus de la combe et du lac de Gron.

Le train de nuit relie les Pays-Bas et la Belgique à la Tarentaise
Après le succès du Travel Night Express Paris – Bourg-Saint-Maurice (85 % de remplissage), Travelski ouvre une ligne de nuit depuis Amsterdam, Rotterdam, Anvers et Bruxelles, avec 15 rotations du 18 décembre 2026 au 27 mars 2027. Billet dès 99 € l’aller simple.

Bessans ouvre dès le 31 octobre
Grâce au snowfarming, le site nordique de Bessans trace une boucle de 3,5 km pour ouvrir la saison le 31 octobre 2026, avant toutes les autres stations françaises.

Valmorel affiche l’attente aux remontées en temps réel
Une page du site skipass.valmorel.com indique le temps d’attente estimé de quatre remontées du Grand Domaine. L’outil est issu de Soften, un projet de recherche mené avec l’entreprise grenobloise BlueCime pour réduire la consommation énergétique des remontées.

Courchevel : une terrasse de 300 m² au sommet des Chenus
Un an après la mise en service de la télécabine des Chenus, une terrasse panoramique ouvre à son arrivée avec mobilier et espace détente aménagé.

Avoriaz : la résidence Capella entièrement rénovée
Pour les 60 ans de la station, Pierre & Vacances rénove ses 143 appartements et ajoute une piscine intérieure. L’empreinte carbone d’un séjour y est divisée par deux.

Queyras : un nouveau 3 étoiles à Abriès
L’Abriès Hôtel s’installe dans un ancien centre de cure, à deux pas des pistes. Il ouvre fin novembre avec 12 chambres, une vingtaine au printemps 2027, un restaurant de produits locaux et un sauna.

Les Saisies : NEST, des chambres d’hôtes avec spa
Au cœur de la station, skis aux pieds, quatre chambres d’hôtes avec sauna et salle de relaxation, à partir de 152 € la nuit en chambre double, petit déjeuner compris.

Pralognan : l’UCPA rouvre agrandi
Après 4,5 millions d’euros de travaux, le centre augmente sa capacité de 50 % et vise une consommation d’énergie réduite de deux tiers.

Le camping d’hiver monte en gamme
Nouveaux chalets au Huttopia de Val Cenis (dès 470 € la semaine), au camping de la Buidonnière à Aussois (dès 510 €) et à l’O2 Area d’Orcières, au bord du Drac (dès 500 €).

Serre Chevalier : deux hôtels °Fahrenheit Seven en 2027
Le groupe construit à La Salle-les-Alpes un 4 étoiles d’environ 87 chambres et un hôtel sportif avec freestyle zone, ouverture fin 2027. Le Grand Aigle, racheté par Friendly Hotels, rénove ses espaces communs dès cet hiver.

Valloire : un Grand Spa au cœur du village
Un espace de 250 m² de balnéo, 100 m² de hammam et 50 m² de sauna ouvre à côté de la patinoire, par sessions de 2 heures maximum. Pas de soins payants sur place. Les massages se réservent dans les spas de la station : Sens des Cîmes ou à la résidence Les Cîmes d’Auréa.

Ceillac : une paroi de glace artificielle de 30 m
Dès décembre, cette structure portée par la mairie propose plusieurs niveaux, du débutant à l’expert, avec un secteur mixte glace et rocher.

Un musée du génépi près d’Orcières
La maison Guillaumette ouvrira début 2027 à Saint-Léger-les-Mélèzes, dans l’ancienne piscine olympique, un musée avec salle immersive, odorama et vue sur la fabrication de la liqueur.

Le ski offert le jour de son anniversaire dans le Queyras
Forfait, location, heure de cours et déjeuner en altitude sont offerts à ceux qui fêtent leur anniversaire sur les pistes, hors vacances scolaires.

Tignes et Sainte-Foy passent en gestion publique
Depuis le 1er juin 2026, la société publique locale ALTTA exploite les deux domaines. À Sainte-Foy, le forfait jeune à 42 € s’étend jusqu’à 18 ans et le forfait 6 jours inclut une journée à Tignes.

Valmorel récompense les skieurs venus en train
Avec l’offre « Voyagez Vert », un billet de train valide donne droit à 15 % de réduction sur le forfait.

La Plagne supprime 80 % de ses banderoles
Constatant que certains skieurs n’y prêtent plus attention, la station en retire la plupart. Des panneaux triangulaires inspirés de la signalisation routière les remplacent, moins nombreux mais mieux placés.

Une exposition sous la glace du lac de Tignes
« Ici commence l’océan », de Laurence Chilin et Alban Michon, se découvre sous la glace du 15 décembre au 13 février, puis sur les rives jusqu’au 30 avril.

Magic Pass : Hirmentaz et Habères rejoignent le forfait suisse
Les deux stations des Alpes du Léman intègrent le Magic Pass, avec une journée autour de 27-28 €.

Le Nordic Pass 74 inclut les nocturnes
Dès cet hiver, les sessions de ski de fond en nocturne sont comprises dans le forfait des 25 domaines nordiques de Haute-Savoie.

La Norma labellisée Famille Plus
La station piétonne devient la deuxième de Haute Maurienne Vanoise à décrocher le label.

La Grave : un sauna face à la Meije 
Un sauna alpin autonome, Andas, s’installe sur le parking de La Grave, avec vue panoramique sur la Meije. Il se réserve en ligne, 15 € les 60 minutes.

Alpes du Sud : le Pass Évasion pour les non-skieurs 
Piétons et raquettistes peuvent désormais participer aux frais de damage, de balisage et de secours des domaines nordiques. Le pass coûte 4 € la journée, 13 € la semaine et 39 € la saison.

La Clusaz : une luge sur rail en forêt 
À deux pas du centre du village, la Luge des Bois déroule 820 m de descente, jusqu’à 40 km/h, avec des virages et une vrille à 360°. Accessible aux skieurs comme aux piétons, elle propose une nocturne par semaine. Le passage coûte 9 €, les dix 80 €, et un tour est inclus dans le forfait séjour.

Les Carroz : un forfait à 39 € en semaine 
Nouveau forfait journée sur le secteur des Carroz, du lundi au vendredi hors vacances scolaires. Le séjour de 2 à 7 jours reste à 29 € pour les moins de 8 ans et les 75 ans et plus.

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