Ces dernières semaines, la situation entre Megève et Saint-Gervais s’est quelque peu dégradée. Accusant la maire de Megève de ne pas respecter la procédure, la commune de Saint-Gervais a quitté le syndicat mixte des crêtes le 13 mars dernier. Ce dernier devait attribuer une délégation de service public pour cette partie du domaine de Megève arrivant sur Saint-Gervais, au sommet du mont d’Arbois. En conseil municipal du 10 avril, Saint-Gervais a par ailleurs renouvelé le mandat de la société des remontées de Megève pour 13 mois afin de sauver l’exploitation du domaine l’hiver prochain. Sans ça, cette partie du domaine serait restée fermée.
Depuis, chacun accuse l’autre de la responsabilité de l’échec de la procédure. Dernier point en date : le 2 mai, Megève annonce porter plainte contre Jean-Marc Peillex pour « favoritisme ». En réponse, le maire de Saint-Gervais a déclaré qu’il se défendra seul, étant « droit dans ses bottes » et a publié un tableau partiellement masqué des grilles de jugement de l’appel d’offres. Ces dernières montrent que la société gérant le domaine skiable de Saint-Gervais était mieux placée pour remporter la délégation de service public des Crêtes. Car au-delà de la procédure, c’est bien l’enjeu : chaque commune défend son délégataire, quand bien même les deux sont des sociétés privées.
Dernier fait en date : dans un communiqué du 6 mai, le maire de Saint-Gervais accuse le maire de Megève d’avoir demandé au Premier ministre d’intervenir pour revoir les limites communales entre Megève et Saint-Gervais et ainsi, « annexer » le mont d’Arbois… Difficile d’imaginer une solution « heureuse » à ce conflit qui toutefois n’impacte pas l’offre touristique à court terme. Les prochaines élections auront lieu au printemps 2026.
