Le live d'Alti-MAG

L'actualité loisirs et découverte dans les Alpes, en live et en bref.

On reçoit beaucoup d'infos chez Alti-MAG et tout ne justifie pas un article. On pose içi des infos interressantes en direct et en bref.

La Compagnie des Alpes crée « Maison Haute », le premier réseau d’agences immobilières de montagne

C’est un joli nom pour une marque unique encadrant les 12 agences immobilières de la compagnie des Alpes. « Maison Haute » aura pour but de mieux communiquer, mais aussi d’incarner la volonté de déployer un ensemble de services à destination des visiteurs et des propriétaires. Concrètement, une montée du digital est prévue côté clients incluant la réservation, la géolocalisation, l’arrivée sur place, l’état des lieux en ligne et une conciergerie. Côté propriétaires, on retrouvera notamment l’aide à la rénovation, la gestion des transactions, le suivi de l’appartement, la garantie d’un remplissage optimal l’hiver et l’été et des conseils fiscaux et patrimoniaux. Maison Haute sera présent à Flaine, Serre Chevalier, Méribel, Les Menuires, La Plagne, Les Arcs, Tignes, Val d’Isère, Le Corbier et La Rosière. Les agences Maison Hautes s’intègrent au volet hospitalité de la CDA, intégrant désormais les résidences Club MMV, les résidences lifestyle Yoonly&Friends et les agences de voyages de Travelfactory (Travelski, Yoonly).

A Grand Ski, la Ministre confirme le soutien de l’État aux stations de ski

C’est une ministre en col roulé qui a visité le Salon Destination Montagne Grand Ski ce mardi. Se félicitant des bons chiffres de la saison et de l’esprit montagnard positif découvert sur le salon, elle a confirmé l’engagement de l’État aux côtés des stations de ski. Olivia Grégoire, ministre déléguée en charge des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme a notamment évoqué les 331 millions investit par l’État dans le cadre du plan avenir montagne et les 2 milliards d’euros du « fond vert » national, dans lequel les stations devraient trouver une place. Réponse en février. Grande communicante et « ne voulant donner de leçons aux professionnels », elle a toutefois incité les stations à travailler les 4 saisons en pariant sur l’air pur et frais de l’altitude, qu’elle a particulièrement appréciés en ouvrant sa fenêtre d’hôtel afin de fumer une cigarette. « Comptez sur moi pour être à vos côtés », a-t-elle conclu avant de repartir sur Paris.

En stations de ski, l’interdiction de location des passoires thermiques « impossible à réaliser »

Depuis le 1er janvier, les logements classés G sont interdits à la mise en location. D’ici à 2028, les Diagnostiques de Performances Énergétiques F et G seront interdits à la location. La moitié des logements de stations ne pourraient plus être mis en location selon une étude. Des chiffres en partie confirmés par la FNAIM Savoie Mont-Blanc qui indique qu’il sera « impossible de réaliser les travaux, faute de trouver des entreprises disponibles et surtout de trouver la majorité indispensable dans les AG de copropriétaires » selon Thomas Arnéodo, référent pour la Montagne en Haute-Savoie, évoquant le cas d’Avoriaz, où il travaille.

Ainsi, selon les chiffres des ventes de 2022, on trouvait 14% de diagnostiques F ou G dans les ventes de l’année à Grenoble, contre 46% à Saint-Gervais, 44% dans les Belleville, 34% aux 2 Alpes et 38% à Chamonix. Un paradoxe quand on sait qu’il fait bien plus froid à Val Thorens qu’à Grenoble.

Les élus locaux se mobilisent donc pour monter au créneau auprès des ministres concernés pour exclure les locations touristiques de la démarche. Pourtant, quand on connaît le froid glacial en altitude, c’est plutôt un « plan marshal » pour la rénovation énergétique en altitude qu’il faudrait demander. Si la mesure est confirmée, reste à savoir comment elle serait appliquée et contrôlée. Si l’application est stricte, elle pourrait faire sortir du marché locatif de nombreux biens et augmenter le nombre de biens en vente. A moins qu’une exception ou un délais supplémentaire n’advienne.

En pays de Savoie, l’immobilier atteint des sommets en 2022

Malgré une conjoncture plutôt défavorable, l’immobilier en pays de Savoie ne connaît pas la crise. Ni la hausse des taux, ni l’envolée des prix n’aura dissuadé les acheteurs, autant en ville qu’en montagne. Lors de son point annuel, la FNAIM Savoie Mont Blanc a ainsi dépeint un marché dynamique, résilient, marqué par une demande forte et une offre relativement rare.

Si en villes, le marché est dynamique et souffre d’un manque d’offre, en montagne, « Le marché immobilier […] enregistre une année record en 2022 » selon Thomas Arnéodo, référent pour la Montagne en Haute-Savoie évoquant le cas d’Avoriaz, station où il officie. Toutefois, l’interdiction de la mise en location de passoires thermiques pourrait bien compliquer l’avenir puisque « la majorité du parc est concerné » selon ce dernier. « Or, il est impossible de réaliser les travaux, faute de trouver des entreprises disponibles et surtout de trouver la majorité indispensable dans les AG de copropriétaires », résume M. Arnéodo. D’ici à 2028, les Diagnostiques de Performances Énergétiques F et G seront interdits à la location, y compris dans le tourisme. Une contrainte qui pourrait bien reduire le parc locatif touristique et remettre certains biens sur le marché immobilier.

Côté prix, en Savoie, Val d’Isère atteint des prix équivalents à ceux de Paris avec 13 907 €/m², devant Courchevel à 12 625 €/m². En Haute-Savoie, Megève se situe à 9 367 €/m² et Chamonix 9 264 €/m², presque le double d’Annecy (5 418 €/m²). Les prix sont toutefois sont plus faibles à Chamrousse, au Corbier ou à Orcières, à moins de 2700 € le m².

Vacances de février : un taux d’occupation prévisionnel de 72% dans les stations françaises

Les vacances de février s’annoncent bonnes en stations. Avec un taux d’occupation prévisionnel de 72% pour les 4 semaines de février, quasi identique à l’an passé, les stations de ski se portent bien. Les deux semaines centrales sont les plus pleines, tandis que les deux dernières semaines, celles de la zone C, sont en hausse de 7% par rapport à l’an passé. Les réservations de dernière minute et la neige tombée en milieu de mois devraient conforter la bonne santé des stations françaises.
Source : Atout France et ANMSM

La neige fait son retour partout en montagne

Neige de retour au Grand-Bornand ce mardi 17 janvier
Neige de retour au Grand-Bornand ce mardi 17 janvier

Ce lundi, la neige a fait son retour un peu partout au nord des Alpes. Ainsi, il est déjà tombé 35 cm de neige à Arêche-Beaufort, où 76% des pistes sont ouvertes, 60 cm à Châtel, où la moitié des pistes est ouverte, 20 cm à la Clusaz et 35 cm à la Féclaz. Logiquement, avec les chutes de neige de mardi et mercredi, la situation devrait revenir à la normale d’ici à la fin de semaine. Un froid intense est prévu en altitude pour les 10 prochains jours, permettant aux stations de damer et produire de la neige. Actuellement, une quarantaine de stations ne peut ouvrir ses pistes faute de neige.

Les canons à neige, symbole de l’inadaptation climatique ?

Pour les uns, ils permettent d’amoindrir l’aléa météo, « en exploitant au mieux les poches de froid ». Pour les autres, ils symbolisent la « fuite en avant » de tout un secteur de l’économie de la montagne, qui irait « droit dans le mur ». Les investissements dans la neige artificielle semblent matérialiser ainsi parfaitement l’aveuglement des domaines skiables face aux enjeux et à l’ampleur du réchauffement climatique. De ce fait, ils cristallisent ces dernières années les débats au sujet des stations de ski. Si la neige artificielle ne pollue pas le milieu naturel (puisqu’aucun produit chimique n’y est utilisé), elle est fortement consommatrice d’eau, souvent potable, et d’énergie. Surtout, la captation de l’eau, puis son acheminement vers chaque canon engendrent des travaux importants, qui artificialisent encore un peu plus la montagne. Sans compter le bilan carbone et l’imperméabilisation des sols quand on creuse des retenues de plusieurs milliers de mètres cubes.

Côté indicateurs économiques, plusieurs études confirment toutefois sont intérêt pour pérenniser l’activité ski d’ici à 2050, sans préciser toutefois publiquement dans quelles stations. D’ici à 2100, la trajectoire des stations est beaucoup plus incertaine, puisque la grande majorité devrait ne plus pouvoir proposer du ski de manière certaine et durable. Par ailleurs, ce début d’hiver montre bien que, même équipées de canons à neige performants, les stations de Haute-Savoie et des Préalpes ont subi frontalement plusieurs fronts pluvieux entre Noël et début janvier, lessivant leurs efforts pour ouvrir une partie de leurs domaines. À Nouvel An, seuls 30% des pistes du département étaient ouvertes.

La ZAD de Beauregard, à la Clusaz, est un exemple de la lutte d’une part de société civile contre le fort investissement des collectivités (communes, départements, région notamment) pour la neige artificielle. Nouvelle étape dans ce bras de fer, plusieurs canons à neige ont été dégradés en France (les Gets et la Clusaz), en Suisse et en Italie. Pourtant, même si le poids de la neige artificielle ne cesse de grossir, c’est bien le transport des vacanciers (et en premier lieu l’avion) et le logement de ces derniers (avec de nombreuses passoires thermiques) qui pèsent le plus dans l’impact carbone et environnemental des sports d’hiver. Limiter les longs courriers, favoriser le train au maximum, rénover massivement au lieu de construire seraient des axes de travail bien plus efficaces, mais moins impactant médiatiquement, pour rendre compatible l’activité touristique hivernale en montagne avec les enjeux de transition écologique.

Alpes : toujours une cinquantaine de domaines skiables fermés mais de bonnes perspectives confirmées

Alors qu’au 12 janvier, 47% des pistes des Alpes étaient toujours fermées (68% en Haute-Savoie), les perspectives n’ont jamais semblé si favorables. Météo Alpes annonce ainsi des chutes de neige en basse altitude pour le début de semaine et les taux de réservation pour février semblent bons dans les stations françaises selon Atout France. À date, le taux d’occupation moyen serait de 68%, en hausse de 1,5% par rapport à l’an passé. Du 11 au 25 février, les taux d’occupation avoisineraient les 80%. D’ici là, si vous souhaitez skier, nous avons listé ici les domaines avec les meilleurs taux d’ouverture des pistes. Car, oui, dans de nombreuses stations (dans les hautes vallées de Savoie et dans les Hautes-Alpes), la situation est plutôt bonne ! Pour certaines petites station, la saison ne durera sans doute que 2 mois cette année.

Conjoncture : les stations de ski de ski font le plein

Malgré la fermeture d’une piste sur deux dans les Alpes à cause du redoux, les taux d’occupation des stations de ski sont en progression en cette fin d’année en Savoie et Haute-Savoie. Selon un communiqué publié ce jour par l’Agence Savoie Mont Blanc, organisme de promotion des 2 départements, le taux d’occupation des hébergements marchands (69%) est en progression de 6% pendant les vacances de Noël. Avec un taux d’occupation évalué à 57%, le mois de janvier est en en progression de 21% par rapport à l’an passé. En cause, notamment, la présence de plusieurs pays européens en vacances la première semaine de janvier.

Notons toutefois que si les hébergeurs font le plein, nombre de domaines skiables sont en tarifs réduit ou fermés, ce qui impactera le bilan économique de ces acteurs et de ceux vivant directement du ski pour cette période qui pèse pour 15% de la fréquentation de la saison. Domaine skiable note ainsi un retrait de fréquentation de 8% début janvier sur les domaines skiables. A ce jour, aucune chute de neige n’est prévue en basses et moyennes altitudes.

Ski : 52% des pistes sont fermées dans les Alpes

À cause du redoux pluvieux exceptionnel qui touche le massif depuis quelques jours, 1 piste sur 2 est actuellement fermée dans les Alpes françaises. Une quarantaine de stations de ski ont le domaine skiable complètement fermé ou avec une seule piste ouverte. Si cette situation n’est pas exceptionnelle au tout début de l’hiver, elle était jusqu’alors relativement rare. Avec la tendance au réchauffement, elle risque toutefois de se répéter ces prochaines années, surtout que la pluviométrie a été excédentaire en novembre et en décembre sur le massif.

Dans le détail, la situation est très contrastée en fonction des altitudes, mais aussi des climats locaux. Ainsi 40 stations de ski (28% de notre échantillon) ont plus de 70% de leurs pistes ouvertes et 67 (46% de notre échantillon) ont plus de 50% d’ouverture. 43% des pistes des Alpes du Nord sont ouvertes, quand 65% des pistes des Alpes du Sud sont ouvertes. Les territoires les moins exposés aux flux d’ouest et au rinçage de la pluie sont les plus préservés. Ainsi, 76% des pistes de Haute-Savoie sont fermées quand c’est le cas sur seulement 25% des pistes des Hautes-Alpes.

Le taux d’ouverture des pistes est ainsi excellent aux Arcs, à Valloire, aux Orres, à Serre-Chevalier, à Pelvoux Vallouise, aux Karellis, à Puy-Saint-Vincent, à Praz-sur-Arly, aux Houches et à Risoul.

Source : données collectées à 16h sur Skiinfo.fr

Court métrage : Camille Etienne met en scène les glaciers pour réveiller nos consciences

Sorti le 20 décembre sur Youtube, le dernier court métrage de Camille Etienne et Solal Moisan met en scène les glaciers, leur ascension et un orchestre jouant dans la neige, afin de réveiller nos consciences sur la crise écologique. Comme dans « Réveillons-nous« , le film qui les a fait connaître, ce court film alterne images grandioses de montagne, voix et art. Petit plus cette fois-ci : une fiction alterne avec la voix, sorte d’allégorie de notre société. En créant des films impactants, beaux et engagés, le duo aspire « à faire naître ou à cultiver une sensibilité à la nature ». Dès janvier, « le tour des glaciers » devrait donner un aspect plus concret à cet engagement.

Tignes et Val d’Isère obtiennent le Flocon Vert

Tignes et Val d’Isère ont obtenu ce vendredi le label Flocon Vert. Ce dernier met en valeur les efforts internes des stations en faveur du développement durable. Dans ce cadre, Val d’Isère précise s’engager particulièrement sur les thèmes de la mobilité douce, de l’énergie et de la transition. Tignes élabore, de son côté, sa stratégie autour d’une offre touristique multi-saisons et responsable, la préservation de son patrimoine « stade naturel » et la réduction de l’impact carbone.

Parmi les récentes initiatives des 2 grandes stations, on note notamment :

  • le passage au biocarburant HVO pour les bus, véhicules et dameuses
  • l’acquisition de bus et navettes électriques
  • l’arrêt de l’éclairage des montagnes à Tignes (!)
  • le passage au système LED pour l’éclairage public.
  • un plan de sobriété énergétique

Tignes et Val d’Isère rejoignent ainsi la vingtaine de destinations déjà labellisées : Cordon, Font Romeu, la vallée des Belleville (Val Thorens, les Menuires, St Martin), Combloux, Valloire, Saint-Gervais, le Grand-Bornand, Les Rousses, Châtel, Chamrousse, Saint-François-Longchamp, Valberg, Les Angles, Val Cenis, la Vallée de Chamonix (Chamonix, les Houches, Vallorcine, Argentières), Morzine-Avoriaz, Les Arcs et Megève.

Tignes ouvre les pistes de son glacier dès le 18 novembre

Ce sera la première station à ouvrir pour la saison 2022 – 2023. Tignes ouvrira les pistes de son glacier dès le 18 novembre prochain. Elles seront accessibles de 9h à 14h30 pour le prix de 32 € la journée. Auparavant ouvertes dès fin septembre, les pistes du glacier de Tignes, comme celles des 2 Alpes, n’ont pas ouvert cet automne du fait de la fonte accélérée de l’été et des faibles précipitations de 2022. Hier, Val Thorens annonçait sa décision de décaler son ouverture du 19 au 26 novembre. Cependant, la neige a commencé à tomber et les perspectives sont plutôt encourageantes. En altitude, la neige est tombée ces derniers jours, ce qui permet cette préouverture.

Val Thorens décale son ouverture d’une semaine du fait du manque de neige

Il fallait s’y attendre. L’automne a été doux et la neige, bien que présente en versants nord, manque en moyenne altitude. Surtout, l’absence de froid a empêché de produire de la neige. Conséquence : « Val Thorens [ne peut] ouvrir son domaine skiable à la hauteur de la qualité qu’elle souhaite offrir à ses skieurs », annonce la station dans un communiqué. Les condition météo semble toutefois devenir plus favorables. Le domaine skiable de Val Thorens devrait donc ouvrir le samedi 26 novembre avec le High Test by Decathlon. Les fans de ski pourront descendre les premiers virages, tester gratuitement et en avant-première les marques présentes en magasin et profiter des animations prévues tout au long du weekend. Ce même week-end devrait voir l’ouverture des pistes de Tignes, Val d’Isère et de Chamonix si les conditions y sont réunies.

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Travelski commercialisera des trains en package entre Paris et 5 gares de Savoie cet hiver

Après le succès de Travelski Express, train qui relie Londres à la Tarentaise, Travelski commercialisera cet hiver une offre similaire entre Paris et 5 gares de Savoie. La filiale de la Compagnie des Alpes vendra en exclusivité ces trains au sein de packages porte à porte avec transferts vers 21 stations de ski où le groupe est présent via ses différentes filiales. Du 24 décembre 2022 au 11 mars 2023, les trains desserviront les gares de Paris gare de Lyon, Moutiers, Bourg-Saint-Maurice, Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne et Modane. La Compagnie des Alpes innove ainsi sur le marché du ski en proposant « une nouvelle approche des vacances au ski, plus sereines et responsables » selon Guillaume de Marcillac, directeur général de Travelski. Les packages comprennent le transport, l’hébergement, le forfait et le matériel. Si vous disposez de votre matériel, la formule est modulable.

Les stations desservies cet hiver sont Les Menuires, Val Thorens, Meribel, Courchevel, La Plagne, Brides les Bains, Les Arcs, Tignes, Val d’Isère, La Rosière, Peisey-Vallandry, Le Corbier, La Toussuire, Saint Jean d’Arves, Saint Sorlin d’Arves, Val Cenis, La Norma, Valfréjus et Aussois.

Les aides COVID aux domaines skiables « auraient pu être mieux calibrées » selon la Chambre Régionale des Comptes

Selon un rapport publié le 25 octobre sur le site de la Chambre Régionale des Comptes Auvergne Rhône Alpes, les fonds d’aide de l’État aux domaines skiables lors de la crise COVID « auraient pu être mieux calibrées ». Ces derniers ont en effet été très pertinent pour les petites sociétés, mais moins pour les grands domaines skiables. Ainsi, sur 6 sociétés auditées, 2 ont clôturé l’exercice 2021 (marqué par la fermeture administrative des remontées mécaniques) en léger déficit, 1 en situation déséquilibre, mais 2 autres ont réalisé des bénéfices plutôt importants. Elles renforcent ainsi leurs fonds propres sur la base d’argent du contribuable. Il s’agit en l’occurrence de grandes stations : la SETAM à Val Thorens (5,78 millions de résultat net) et la SERMA à Avoriaz (2 millions de résultat net).

La Cour des Compte précise par ailleurs que les plus grandes sociétés « avaient la capacité à ne pas recevoir d’aides directes » grâce à leurs fonds propres. Pour les petites sociétés « l’aide a en revanche pleinement joué son rôle en évitant une dégradation excessive de leur bilan qui aurait fait peser sur elles un risque de faillite. » Par ailleurs, la Cour des Compte juge que certaines aides (celles du fond de solidarité et des collectivités locales notamment) pourraient faire l’objet de remboursement à l’avenir. Il s’agit toutefois d’une petite partie des sommes reçues. A noter qu’en l’occurrence, les stations n’ont pas fraudé ou abusé des aides publiques. Tout au plus, leur syndicat professionnel a bien négocié avec l’État dans le cadre du « quoi qu’il en coûte ». Le titre du Monde « des stations épinglées pour avoir abusé des aides de l’Etat » est donc légèrement racoleur… Dans cette note, c’est bien la dépense publique et l’absence de proportionnalité qui est mis en cause et non les stations.

 

A 37 € en moyenne, le forfait de ski augmente de 7% cet hiver dans les Alpes

Dans les Alpes cet hiver, le forfait de ski journée sera en moyenne à 37 €, en hausse de 7% par rapport à l’an passé. Cette hausse est assez bien répartie sur les grandes, moyennes et petites stations. Ainsi, les domaines de plus de 100 km de pistes augmentent de 6,6%, ceux compris entre 50 et 100 km augmentent de 5,7% et les domaines de moins de 50 km augmentent de 7,2%. C’est dans la Drôme que le forfait de ski augmente le plus (+22%), passant de 18 € à 22 € la journée adulte. Il augmente aussi de plus de 10% au Semnoz, sur le domaine Evasion Mont-Blanc, à Tignes Val d’Isère (uniquement sur le forfait séjour), à Abondance, la Norma – Valfréjus, Vars, Crévoux et Saint-Jean d’Aulps. À l’inverse, la hausse est très contenue à Risoul, Pralognan la Vanoise, Aillons-Margeriaz, La Sambuy, Névache, La Chapelle d’Abondance, Le Chazelet, l’Alpe du Grand-Serre, les stations de l’Alpe d’Huez, les 2 Alpes, les Brasses et la Grave.

Si l’inflation en France se situe à 5,6% en septembre selon l’INSEE, elle est plus importante sur l’électricité et les carburants, dont dépendent beaucoup les domaines skiables. Ces hausses de coût prévisibles pour l’hiver ont incité les stations à augmenter leurs tarifs plus fortement que les années précédentes. Ces dernières années, les forfaits augmentaient en moyenne de 2,16% par an.

Ces prix ont été obtenus en sourçant les prix de 88 domaines skiables des Alpes sur les sites des stations elles-mêmes. Certains, comme Serre Chevalier et Valberg, n’ont pas encore mis en ligne leurs tarifs 2022 – 2023. Nous mettrons alors à jour ces chiffres. Le biais de cette méthode est que nous n’avons pas pondéré les prix par le nombre de forfaits vendus par domaine. Le prix réel  payé est largement supérieur puisque les grands domaines accueillent plus de skieurs. La hausse étant par contre bien répartie, elle devrait être représentative.

TGV : Bardonecchia, la station Italienne ski aux pieds au départ de Paris, Lyon et Chambéry

Partir skier en Italie, mais sans contraintes ! Voici ce que propose Bardonecchia, la très chic station village italienne du Val de Suse. Cet hiver, on pourra la rejoindre en 5 heures de train depuis Paris et 2h50 depuis Lyon Part-Dieu. Si les TGV Paris-Milan desservent la gare d’Oulx, non loin, les nouveaux trains rouges Frecciarossa ont prévu de s’arrêter à « Bardo. » dès le 11 décembre. La station disposera d’un aller Trenitalia à 7h25 à Paris (9h30 à Lyon) et et d’un retour à 17h34 à Bardonecchia.

Bardonecchia est une station de ski du Piémont entourée de Hautes-Montagnes et située à la frontière avec la France. Elle propose 100 km de pistes de ski alpin sur 3 domaines et une vingtaine de kilomètres de pistes de ski nordique, plus haut dans la Vallée Étroite. À Bardonecchia, les prix des forfaits sont sensiblement identiques à la France : 40 € la journée et 188 € les 6 jours consécutifs. Au départ de Bardonecchia, on peut aussi rejoindre les pistes de Montgenèvre par navette en 45 minutes.

Bardonecchia par turismotorino.org

Entre Vars et Risoul, la rupture semble consommée

Les domaines skiables de Vars et Risoul sont reliés depuis 1976 et créent le domaine skiable de la Forêt Blanche : 185 km de pistes pour presque 1 million de journées skieurs vendues l’an passé. C’est le deuxième domaine skiable des Alpes du Sud après Serre Chevalier. Seulement voilà, si les deux stations vendent environ le même nombre de forfaits (52% sont vendus à Risoul), les skieurs skient plus sur Vars, le domaine étant plus grand et plus ensoleillé. Inversement, peu de skieurs de Vars passent côté Risoul. Risoul reverse ainsi une partie de ses recettes à Vars chaque hiver. Cet hiver, à la suite d’un audit indépendant, Vars demandait une réversion de 866 000  € quand Risoul souhaitait la plafonner à 400 000 €.  Les gestionnaires n’ayant pas réussi à se mettre d’accord, le maire de Vars a décidé de fermer la liaison pour cet hiver. Une décision plutôt mal accueillie par les skieurs qui pourraient pour partie délaisser les stations. Côté Vars, les tarifs sont restés inchangés pour cet hiver (47,5 € la journée, en hausse de 10% par rapport à l’an passé). À Risoul, le tarif Risoul est inférieur de 4,7% au tarif Forêt Blanche proposé l’an passé. Depuis l’annonce du 5 octobre, les stations ne sont pas revenues sur cette annonce dont les effets sont sans doute déjà irrémédiables, ajoutés pour cette saison à la hausse des coûts de l’énergie.

Source : France 3

Ski : les réservation en avance de 20% fin septembre

Tout va bien pour les stations de ski ? Malgré le spectre de l’inflation, notamment des forfaits de ski, les réservations en stations se portent bien. Fin septembre, elles étaient ainsi en avance de 20,2% par rapport à l’an passé et dans les clous par rapport à octobre 2019, saison qui avait démarré sur les chapeaux de roue. Est-ce à dire que la saison sera excellente ? Selon le cabinet d’étude G2A, à l’origine de ces chiffres, ce sont surtout des réservation anticipées. Peut-être une manière pour certains clients de se prémunir d’une inflation des prix en altitude. Le cabinet estime en tout cas la perspective en fin de saison à +1,7% d’occupation. 58 millions de nuitées devraient être réalisées sur la saison.

Pour le moment en tout cas, inflations et crise énergétique ne semblent pas impacter la fréquentation des stations. On se souvient en effet qu’à l’occasion de la crise de 2008, les stations avaient démontré leurs faibles vulnérabilité aux aléas économiques et à la récession.

Dans le détail, pour le moment, les vacances de Noël sont en avance du fait d’un calendrier particulièrement favorable avec 2 semaines de vacances françaises fin décembre et une semaine de vacances étrangère, notamment belge, début janvier. Les vacances d’hiver sont pour le moment en retrait de 2,6%, sachant que les vacances de Noël sont, depuis toujours, en vase communiquant avec février. Enfin, les vacances de printemps, plutôt tardives cette année, sont en baisse de 5% actuellement. Ce sont les hôtels, villages de vacances et locations en particuliers à particuliers qui bénéficient le plus de cet avance, tandis que les résidences de tourisme accusent un léger retard.

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