Vidéo : La vigne fait son retour en montagne

En Maurienne, dans les Hautes Alpes, en Lozère, dans le Val de Suze… partout en montagne, la vigne avait disparu expulsée par le phylloxera, les AOC et la professionnalisation. De nos jours, de nouveaux agriculteurs s’installent, réahilitent et recréent des vignobles d’altitude en montagne. Dans ce documentaire réalisé par Olivier Pasquier, on suit le parcours de ces nouveaux viticulteurs de montagne.

Le film « Les vignerons de la reconquête », réalisé par Olivier Pasquet, géographe et documentariste, a été coproduit par TV.TV. et la Chambre d’Agriculture Savoie Mont-Blanc dans le cadre de l’action « Vin’alp » du programme de coopération transfrontalière Interreg France-Italie ALCOTRA. Cette action menée sur les territoires des départements de la Savoie et de la Haute-Savoie et celui de la Province de Turin, s’attache à la revalorisation des cépages viticoles locaux.

Le 20e siècle a été celui d’une transformation profonde des paysages viticoles français. Le vignoble des Savoie est ainsi passé de 20 000 hectares à moins de 2 000. La pandémie phylloxérique, la première guerre mondiale, les crises de surproduction viticole et la transformation des modes de vie et de consommation du vin expliquent le déclin spectaculaire et généralisé des surfaces en vigne. Le 21e siècle semble au contraire être celui de la reconquête et de la volonté de voir se reconstruire, un peu partout, des vignobles dont certains avaient même disparu.

Le film « Les vignerons de la reconquête » porte témoignage de cette volonté en montrant la diversité et l’originalité d’initiatives développées sur plusieurs territoires montagnards en Savoie, en Trièves, dans le Briançonnais, les gorges du Tarn ou dans la vallée piémontaise de Suze.

Au-delà de la diversité des terroirs viticoles concernés, qu’ils soient individuels ou collectifs, publics ou privés, portés par des « locaux » ou de « nouveaux arrivés », ces projets de reconquête viticole doivent tous intégrer les fortes contraintes des réglementations administratives mais aussi justifier leur légitimité. La plupart d’entre eux relève en effet de ce que le géographe Roger Dion qualifiait de « viticulture simplifiée » vouée essentiellement à l’autoconsommation. Sa coexistence avec une « viticulture de qualité », aujourd’hui protégée par les Appellations (d’Origine Protégée) demeure difficile. Ce ne sont pas seulement les terroirs viticoles qu’il faut reconstruire, mais, en replantant des cépages locaux ou remontant les murets des terrasses, une nouvelle image et une nouvelle réputation qu’il faut leur « inventer » en y intégrant désormais les notions de qualité paysagère, de défense de la biodiversité et de mise en place de circuit courts de commercialisation

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