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La montagne en arbitre du Tour de France 2020

Le parcours du Tour de France 2020 a été dévoilé la semaine dernière. Parmi les nouveautés : un départ de Nice pendant près de 3 jours, une étape d’île à île entre Oléron et Ré, un contre-la-montre individuel à la Planche des Belles Filles à l’avant-dernière étape. Principale difficulté de la course cette année toutefois : la montagne sera présente, en arbitre de course, de la seconde étape à la dernière étape. Des Alpes du Sud aux Vosges, ce sont tous les massifs français (hormis la Corse) qui seront traversés pas la course.

12 étapes en montagne, 31 cols et 4 montées inédites

8 étapes de montagne, 4 arrivées au sommet, 29 cols comptant pour le classement de la montagne… Le tour 2020 sera montagnard tout au long du parcours avec notamment 4 ascensions inédites : le col de la Lusette et le Suc au May dans le Massif central, le col de la Hourcère dans les Pyrénées et le col de la Loze dans les Alpes. Le col de la Madeleine, bien connu du peloton, sera lui gravi par une route inédite.

Voir le parcours 2020 en vidéo :

Les étapes de montagne du tour 2020 en détail

Après une première étape dans le “moyen pays” de Nice, les coureurs partiront pour une vraie étape de montagne de 187 km avec passage au col de la Colmiane (16,3 km à 6,3%), au col de Turini (14,0 km à 7,4%) puis au col d’Eze (7,8 km à 6,1% de moyenne).

Après une troisième étape “plate” entre Nice et Sisteron, les coureurs prendront la route le 30 juin pour une étale accidentée avec une arrivée jugée en altitude à Orcière Merlette à 1825 mètres d’altitude. Les 7 deniers kilomètres compteront pour le classement de la montagne avec une pente moyenne à 6,7%. « Une arrivée en altitude aussi tôt dans le Tour de France est rarissime » a commenté Christian Prudhomme, directeur du Tour de France lors de la présentation du Tour.

Deux jours plus tard, après une étape au plat entre Gap et Privas, le 2 juillet, les coureurs affronteront les reliefs des Cévennes, au sud du Massif Central, avec une arrivée en altitude au sommet du Mont Aigoual. Les 34 derniers kilomètres de l’étape seront quasiment continuellement en montée avec 3 cols peu fréquentés par le peloton du Tour de France : Col des Mourèzes (537 mètres), Col de la Lusette (1351 mètres, 11 km à 7,3 % avec 2 kilomètres à 11%) et l’arrivée au sommet du Mont Aigoual (1565 mètres, 8,3 kilomètres à 4%).

Après une étape vallonnée entre Millau et Lavaur le 3 juillet, le peloton partira dès le 4 juillet en direction des cols des Pyrénées. Dans une étape de 140 km les emmenant de Carèzes-sur-Garonne à Loudenvielle, les premiers cyclistes (sans doute une échappée) s’attaqueront aux pentes du Col de Menté, du Port de Balès (11,7 km à 7,7 % avec 3 km à plus de 9%) et du col de Peyresourde (9,7 km à 7,8%).

Le lendemain, pour la 9ème étape, les coureurs partiront le Pau pour rejoindre Laruns par un parcours de 154 km qui passera notamment par le col de la Hourcère (11 km de montée à 8,8% de moyenne et 4 km à plus de 10%), le col de Soudet (3,8 km à 8,5%), puis terrible col de Marie Blanque (7,7 km à 8,6% avec un final de 4 km entre 10 et 13,6%).

Après ce bel enchaînement où la montagne aura fait les premiers écarts dans le classement général, les coureurs profiteront d’une première journée de repos. Le 7 juillet, c’est sur les plaines du bord de mer que le peloton parcourra une étape de 170 km originale entre l’Île d’Oléron et l’Île de Ré. Les 8 et 9 juillet, on reste à plat pour 2 étapes propices aux sprinters entre Chatelaillon Plage et Poitier puis entre Chauvigny et Sarran Corrèze.

Le 10 juillet, retour dans le Massif Central pour une étape de 191 kilomètres entre Châtel-Guyon et le Col du Pas de Peyrol, au pied du sommet du Puy Mary. Avec 4 440 mètres de dénivelés positifs, ce sera l’étape la plus montagnarde du Tour 2020. Côté sport, 4 cols au programme : Col de Ceyssat, Côte de la Stèle, Col de Neronne (3,8 km à 0,1%) et Pas de Peyrol (5,4 km à 8,1%).

Après une 15ème étape légèrement accidentée entre Clermont et Lyon, les coureurs repartiront le 12 juillet en direction du Jura pour une arrivée au sommet du mythique Grand Colombier (1501 mètres). Ils en feront le tour par la selle de Fromentel (11,1 km à 8,1%), puis le col de la Biche (6,9km à 8,9%) avant le finir par la montée du Grand Colombier depuis Culoz (17,4 km à 7,1% dont plusieurs passages à 12%).

La vue splendide depuis la montée du Grand Colombier. A gauche, les Préalpes, au centre, les derniers chaînons du Jura. Entre les deux, le lac du Bourget et le Rhône.

Après une seconde journée de repos, place aux Alpes ! 164 km sépareront le départ à La Tour-du-Pin de l’arrivée jugée à Villard de Lans. Les coureurs passeront la Côte de Virieu (562 m) puis traverseront la Chartreuse par le Col de Porte (1326 m), puis aborderont le Vercors par Saint-Nizier du Moucherotte (1169 m) après être passé par la côte de Revel (752 m).

Le 15 juillet, le peloton partira de Grenoble en direction de Méribel pour une 4ème arrivée en altitude au col de la Loze (2261 m), route nouvelle 100. En chemin, ils passeront le Col de la Madeleine (17,1 km à 8,4%), tutoyant ainsi les 2000 mètres d’altitude. 

Le lendemain, les coureurs repartiront de Méribel pour une étape de 168 km en direction de la Roche sur Foron. Dans cette étape très vallonnée, ils passeront le Cormet de Roselend (18,6 km à 6,1%), le col des Saisies (1624 m), le col des Aravis (1487 m), le col des Glières (6 km à 11,2% avec un final non goudronné) et le petit Col des Fleuries (920 m).

Après une étape plate de 160 km entre Bourg-en-Bresse et Champagnole, le sommet de la Planche des Belles Filles départagera les derniers écarts avec un contre-la-montre individuel la veille de l’arrivée à Paris. Cette étape de seulement 36 kilomètres, franchement montagnarde se terminera sur 5,9 km de montée à 8,5% avec des portions à 11, 13 et 20%. « Si les écarts s’y prêtent, les positions sur le podium pourraient voler en éclats. » commente Christian Prudhomme.

Au final, 12 étapes sur 21 se feront en montagne ou avec un final en altitude. La montagne sera  présente tout au long du parcours, promettant de belles séquences de combativité.

La carte du Tour de France 2020 :

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