5 idées de vacances zéro carbone… à la montagne !

Si tourisme = déplacement, tourisme = carbone ? Pas si sûr ! Il existe de nombreuses alternatives, plutôt enthousiasmantes, aux traditionnels bouchons et au tout-routier. Et si cet été, vous testiez une autre forme de consommation, plus contemplative, plus lente… et si vous partiez en voyage… dans les Alpes ! Le tourisme étant devenu un simple objet de consommation (de nuitées, d’espaces, de lieux et de traditions imaginaires), l’enjeu pour décarboner le tourisme pourrait bien consister à réinventer le voyage. Et si c’était le déplacement qui faisait voyage, plutôt qu’une villégiature distante rejointe à toute vitesse ? A pied, à vélo, en train ou à la voile, il existe de nombreux modes de déplacements peu ou pas carbonés qui permettent d’envisager des vacances zéro carbone.

1/ la randonnée itinérante

Quoi de moins polluant que la marche ? Et quoi de plus adapté à la découverte d’un territoire qu’une lente déambulation au cœur des montagnes ? Si le GR5 permet de relier le Léman à la mer, après avoir traversé les Vosges et le Jura, il existe dans les Alpes de nombreux “tours de pays” qui permettent, de refuge en refuge, d’envisager une itinérance en montagne dans des lieux souvent coupés du monde.

On pense notamment à la haute traversée de Belledonne, randonnée itinérante de 120 km qui traverse ce massif méconnu entre Savoie et Isère. Un peu plus au nord et encore moins connu, le massif de la Lauzière se parcoure en 7 jours au départ de la gare de La Chambre. Tous deux sont accessibles en transports en commun. Toujours en Savoie, le Tour du Beaufortain est un parcours de 140 km qui permet de parcourir ce territoire de hautes montagnes entre Savoie et Haute Savoie. Plus au sud, la traversée du Vercors vous emmène des verts plateaux du nord aux montagnes méditerranéennes des Baronnies. Enfin, également accessible en train, le plus couru des tours des Alpes est le tour du Mont Blanc : 3 pays et 215 km au départ des Houches autour du plus haut sommet de l’Europe. L’itinérance à pied n’est toutefois pas qu’un produit balisé. Vous pouvez créer la vôtre ! Pourquoi ne pas relier deux gares à pied ? Ou deux vallées ? On peut ainsi envisager une liaison entre Modane et Briançon en faisant un crochet par l’Italie ou encore passe de la Vanoise au Grand Paradiso Italien…

2/ l’itinérance à vélo

Beaucoup moins polluante que la voiture, l’itinérance à vélo se pratique aussi dans les Alpes, sur les routes historiques de l’Automobile Club de France. Ainsi, la Route des Grandes Alpes est un grand classique qui se parcoure en vélo, en moto ou en voiture. Il vous faudra rouler sur 720 km de routes de montagne pour relier Thonon-les-Bains à Nice à travers les Alpes. 18 cols mythiques comme le Galibier, l’Iseran, le Cormet de Roselend, la Colombière ou le col de Castillon ponctuent ce trajet. Relier le lac léman à la mer Méditerranée par les plus hauts cols des Alpes vous prendra de 8 à 14 jours. Des haltes sont possibles dans les plus beaux villages des Alpes : Les Gets, Le Grand Bornand, Arêches Beaufort, Val d’Isère, Bonneval sur Arc, Valloire, Briançon, Guillestre, Barcelonnette, Valberg, Saint-Martin-de-Vesubie et Menton. L’été 2018, les blogueurs Clo et Clem l’avaient parcourue en vélos à assistance électrique en 14 jours.


Mais libre à vous d’inventer votre itinérance. Pourquoi ne pas partir de Grenoble pour relier Embrun par le col du Lautaret ? Ou encore découvrir le Valais Suisse au départ de Chamonix… ou faire le tour du lac Léman par étape ?

3/ Louer un chalet d’alpage

A l’origine habités uniquement en été, ces chalets d’un confort rudimentaire, permettaient aux habitants des villages de suivre leurs modestes troupeaux en été. Nombreux sont ceux encore utilisés aujourd’hui par les descendants des agriculteurs d’antan au titre de résidence secondaire. Sans égouts et parfois sans électricité, ces chalets à la rusticité légèrement modernisée rappellent un temps où le rapport à la terre et au temps était différent. On en trouve certains à louer sur le site de Chalet Montagnes comme ce chalet de 50 m² situé à 1750m d’altitude au-dessus de Pralognan-la-Vanoise. Vous en trouvez également chez Gîtes de France et sur Airbnb. Toutefois, vous noterez que ces chalets, en devenant touristiques, ont rarement conservé leur sobriété d’antan.

Pour aller plus loin :

4/ Restez chez vous !

Vélo au bords du lac d’Annecy

Les gens du marketing appellent ça le “staycation” : faire ses vacances chez soi, deviendrait une tendance de consommation (ou de non consommation). Le COVID aurait eu l’avantage de rendre ses lettre de noblesse à la proximité. Alors, si vous habitez Grenoble, Chambéry, Annecy, Gap ou même Lyon, pourquoi partir loin alors qu’il y a tant de choses à découvrir aux alentours. Au départ de ces villes en moins de 30 minutes en voiture, ou en train, on atteint de véritables merveilles ! Et parfois, la meilleure manière de redécouvrir son territoire consiste à inviter des amis pour leur faire découvrir.

Pour aller plus loin :

5/ Privilégier un hébergement responsable

Partir en vacances est rarement neutre en carbone. Mais rester confiner chez soi n’est pas une option enviable. Prendre l’air en altitude sans participer à un tourisme de masse consommateur d’espace est déjà un moindre mal. Dans les Alpes, la majorité des villages touristiques et stations sont reliés au trains par des navettes, parfois gratuites. C’est notamment le cas du Beaufortain et du Val d’Arly en été. Certains hébergements sont également plus engagés pour réduire leur empreinte carbone que d’autres. Ainsi, à Vallorcine, dans la vallée de Chamonix, la Résidence & Spa Vallorcine Mont Blanc est labellisée Clef Verte. Tri sélectif, recyclage de l’eau de pluie, optimisation énergétique… ici l’investissement semble dépasser le simple acte de communication (voir et réserver sur Booking.com). Dans le beau village des Carroz d’Araches, la Croix de Savoie reste le seul hôtel bioclimatique de France (voir et réserver sur Booking.com). On trouve également à Bernex un écobivouac constitué de dômes qui permettent de dormir à ciel ouvert… mais sans sanitaires ! Pour aller plus loin, voir notre article sur les hébergements green dans les Alpes.

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