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Ski et covid : quel protocole cet hiver en stations de ski ?

Cet hiver, il vous faudra au minimum porter un masque sur les remontées mécaniques (mais pas à la descente). Dans la mesure du possible, nous vous recommandons également de réserver votre forfait de ski à l’avance et de prendre une réservation annulable en cas de complications. En station, certains maires pourraient être tentés pour ne pas voir de cas dans leur station, comme cet été, de rendre le masque obligatoire dans le cœur du village.

Masque obligatoire & distanciation sur les remontées mécaniques

Vous ne le savez peut-être pas mais quand vous achetez un forfait de ski, vous achetez un titre de transport. Seule la montée est payante. Et c’est bien lors du transport que le protocole national de sortie de l’état d’urgence sanitaire s’appliquera cet hiver (s’il n’évolue pas d’ici là). Votre domaine skiable aura plus ou moins les mêmes obligations que la SNCF ou votre compagnie de bus préférée. Ce sont donc les remontées mécaniques qui devraient être contraignantes cet hiver : télésièges, télécabines et téléphériques principalement.

Le décret actuellement en vigueur date du 10 juillet 2020. Il précise ainsi que le port du masque sera obligatoire dès 11 ans dans les transports à l’exception des téléskis et des télésièges s’il y a au moins une place vide entre chaque personne. Le masque étant par ailleurs obligatoire dans les files d’attente, la majorité des domaines skiables devraient le rendre obligatoire à la montée et dans les files d’attente pour simplifier le discours.

Dans la mesure du possible, l’exploitant des remontées mécaniques devra également veiller à garantir la distanciation physique d’un mètre entre les personnes sur les sièges. Comme dans le métro et les trains, cette mesure a été progressivement supprimée car peu respectée. A l’heure actuelle, cette mesure conduisant à réduire la capacité de transport des remontées mécaniques et du domaine skiable ne devrait donc pas être appliquée cet hiver. Cet été, les exploitants lui ont préféré l’obligation du port du masque.

En ski, seule la distanciation légale de 2 mètres prévaut actuellement. Il n’y a pas de règles supplémentaires. Si toutefois cette distanciation de 2 mètres n’est pas possible, le port du masque deviendrait obligatoire.

Cet été, certaines stations ont rendu le port du masque obligatoire dans les rues. Elles pourraient reconduire cette mesure en hiver. Par ailleurs, toutes les mesures nationales seront à minima valables cet hiver : gel hydroalcoolique, port du masque et distanciation dans les commerces et les hébergements.

Décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé

Article 14
Les opérateurs de transports veillent, dans la mesure du possible, à la distanciation physique entre les personnes ou les groupes de personnes voyageant ensemble en tenant compte des contraintes propres à chaque moyen de transport.

Article 15 I. – Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans les véhicules ou dans les espaces accessibles au public et affectés au transport public de voyageurs porte un masque de protection. Sans préjudice des sanctions pénales prévues à l’article L. 3136-1 du code de la santé publique, l’accès auxdits véhicules et espaces est refusé à toute personne qui ne respecte pas cette obligation et la personne est reconduite à l’extérieur des véhicules et espaces concernés. Les exploitants des services mentionnés à l’article L. 342-7 du code du tourisme veillent, dans la mesure du possible, à la distanciation physique des passagers ou groupes de passagers voyageant ensemble à bord de chaque appareil, en tenant compte des contraintes propres à chaque moyen de transport.

Article 16 : II. – Le gestionnaire des espaces affectés au transport public de voyageurs permet l’accès à un point d’eau et de savon ou à du gel hydro-alcoolique pour les voyageurs.

Article 18 Par dérogation, le I de l’article 15 n’est pas applicable : 1° Aux téléskis mentionnés à l’article L. 342-7 du code du tourisme ; 2° Aux télésièges lorsqu’ils sont exploités de façon à ce que chaque siège suspendu ne soit occupé que par une personne ou par des personnes laissant entre elles au moins une place vide.

Article 44 Modifié par Décret n°2020-1035 du 13 août 2020 – art. 1 (V)

I. – Dans tous les établissements qui ne sont pas fermés en application du présent chapitre, les activités physiques et sportives se déroulent dans des conditions de nature à permettre le respect d’une distanciation physique de deux mètres, sauf lorsque, par sa nature même, l’activité ne le permet pas.

Des mesures évolutives selon le contexte régional et national

Si ce protocole est celui qui s’applique aujourd’hui (et s’appliquera sans doute à l’ouverture des pistes de Tignes début octobre), rien n’indique qu’il n’aura pas évolué en décembre ou en février prochain (soit dans plus de 5 mois) selon le contexte local ou national. Il est en effet de l’autorité des préfets et, dans une moindre mesure, des maires, de rendre plus exigeant le protocole actuel. Pour l’instant, ce dernier permet de ne pas limiter le nombre de personnes transportées sur les télésièges et les télécabines. De mêmes, la capacité d’accueil des domaines skiables n’a pas été plafonnée. En Australie cet été et aux États-Unis pour l’hiver à venir, des choix ont été faits en vue de limiter le nombre de skieurs sur les installations.

Et à l’étranger ?

A l’étranger aussi, la saison s’organise. En Autriche, la station de ski d’Ischgl, à l’après-ski déjanté, est accusée en Allemagne et en Europe de l’Est d’y avoir importé le COVID-19 ce printemps. Qu’à cela ne tienne, la région a déjà annoncé un arsenal de mesures pour regagner la confiance de ses clients : pas d’après-ski “traditionnel” cet hiver, tests COVID demandés à l’arrivée des vacanciers ou pouvant être réalisés sur place, test régulier des employés, recherche de traces du virus dans les eaux usées, remise de foulards pouvant servir de masque lors de l’achat du forfait, désinfection des cabines et mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les gares de départ et d’arrivée… Bien entendu, les domaines skiables recommandent la réservation en ligne des forfaits afin d’éviter toute file d’attente aux caisses.

File d’attente sur les pistes d’Ischgl par Leo-setä, license CC BY-SA 2.0

En Italie, Val Gardena a également annoncé des mesures simples, s’appuyant sur le succès de l’accueil de clientèles cet été :

  • Gestion des flux de skieurs
  • Désinfection quotidienne de tous les téléphériques, WC et autres espaces publics
  • Augmentation de la fréquence des bus de ski pour éviter la surpopulation
  • Création d’ambassadeurs locaux pour donner des informations sur les mesures de sécurité existantes
  • Agrandissement des terrasses d’altitude et service à table
  • Diminution de la taille des groupes de randonnée

Aux États-Unis, pays le plus touché par l’épidémie avec près de 190 000 décès début septembre, le groupe Vailresort a pris des décisions radicales pour cet hiver : le 27 août, le président de l’entreprise qui gère 37 stations de ski a ainsi annoncé les grandes lignes de l’hiver : port du masque obligatoire dans les stations et sur le domaine skiable, réservation obligatoire avant d’accéder au domaine skiable, priorité aux clients abonnés à la saison, limitation du nombre de personnes sur les télésièges et dans les restaurants, tests COVID pour les employés et clients des écoles de ski, limitation des cours à 6 personnes maximum…

Peut-on raisonnablement réserver ses vacances au ski ?

Aujourd’hui, de nombreux hébergeurs proposent de réserver des séjours annulables gratuitement à J-15 (voici une sélection de séjours annulables sans frais par Ski Planet), parfois avec un surcoût. Tous les domaines skiables proposent de réserver vos forfaits de ski en ligne et de les recevoir à domicile. Il en est de même pour les écoles de ski. En appliquant ces mesures, vous vous garantissez le moindre risque, tant sanitaire qu’au niveau financier puisque tout vous sera remboursé en cas d’annulation et vous n’aurez pas à subir de files d’attente. Quoi qu’il en soit, louer un appartement au ski restera toujours moins risqué que prendre les transports en commun pendant une semaine. Nous vous recommandons donc de réserver comme à votre habitude et de profiter des tarifs et disponibilités au lieu d’attendre en dernière minute et payer le prix fort.

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