Megève en hiver, par Cycling Man, Licence CC Flickr

4 actus déconcertantes des stations de ski

Aux 2 Alpes, on enneige le glacier

La neige dite de culture est plus que jamais tendance en stations. La préoccupation est telle qu’aux 2 Alpes, l’enjeu est maintenant de “réussir à conserver le glacier des 2 Alpes ouvert hiver, été et automne”. Cette année, 6 enneigeurs ont été installés afin de récupérer l’eau de fonte d’un lac formé il y a quelques années pour la réintroduire en “neige” sur le glacier. “C’est un circuit fermé qui reproduit le cycle de la nature et rend au glacier ce qui lui appartient” nous explique l’office du tourisme. “Une première mondiale car jamais des enneigeurs n’ont été arrimés sur de la glace vivante en mouvement et à une telle altitude (3400m à 3200 m)”.

À Tignes, du ski en intérieur à 2000 mètres d’altitude

A Tignes, on semble également inquiet pour l’avenir du ski sur glacier. Ainsi, les élus ont déposé et fait valider un projet “d’unité touristique nouvelle” à 2100 mètres d’altitude au Val Claret incluant une piste de ski “Indoor”. Cette piste de ski couverte aura notamment pour objectif de préserver la capacité de Tignes à proposer du ski 11 mois par an. Fait anecdotique : la station y proposera également une vague de surf indoor, un dispositif aqualudique déjà présent à Aquamotion, le centre aquatique de Courchevel.

La station des Rotchild en situation de surendettement

C’était l’info du début d’année. Megève, une des stations les plus luxueuses de France, créée en 1914 par les Rotchild (toujours présents sur place avec le Four Seasons) est endettée. Selon la cour des comptes, « La commune se trouve dès lors dans une situation financière durablement fragilisée par une forte croissance des dépenses de fonctionnement ». En cause : un investissement de 61 millions d’euros pour rénover le palais des sports et créer le plus grand centre balnéo-ludique de France. La nouvelle municipalité pointe évidemment des erreurs de gestion de la municipalité précédente…

Un caisson hypoxique à 1800 mètres d’altitude

Deux espaces hypoxiques existent en France : aux Saisies et au centre INSEP de Prémanon. Réservée jusque-là aux sportifs de haut-niveau pour booster leurs performances et aux alpinistes pour préparer leurs ascensions, la salle hypoxique des Saisies ouvre ses portes aux adeptes du bien-être. En recréant artificiellement les conditions d’altitude, avec un taux d’oxygène réduit, l’immersion en hypoxie pousse l’organisme à réagir pour s’adapter en stimulant les fonctions hématologiques, respiratoires et métaboliques.

Photo de couverture : Megève en hiver, par Cycling Man, Licence CC Flickr